La question continue d'être posée : « Le cerveau a-t-il un sexe ? ». Autrement dit, peut-on faire une distinction entre le cerveau d'un homme et celui d'une femme qui induirait des différences dans les aptitudes cognitives ? Nombre d'études s'y sont attelées, le doute s'immisçant parfois même au sein de la communauté scientifique et continuant de véhiculer préjugés et stéréotypes de genre. Toutefois, la réflexion ne se pose pas en termes de genre, de taille ni de quantité de matière blanche ou grise… Voici quelques éléments de réponse pour déjouer scientifiquement les idées reçues. 

 

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    Dès que la discussion s’oriente sur la comparaison entre le cerveau des hommes et celui des femmes, les clichés du type « les hommes sont doués en maths et les femmes sont nulles en orientation » vont bon train. Ces visions stéréotypées sur les différences de « nature » entre les sexes suggèrent que nos aptitudes et nos personnalités sont programmées génétiquement dans les cerveaux et immuables. C’est pourtant loin d’être le cas, comme le soulignent notamment toutes les connaissances acquises au cours des dernières années sur la notion de « plasticité cérébrale ».

    Mais les préjugés restent tenaces, largement relayés dans les médias mais aussi par certains milieux scientifiques qui contribuent à promouvoir l’idée d’un déterminisme biologique inné des différences d’aptitudes et de rôles sociaux entre les sexes. De nombreuses publications traitant des différences cérébrales entre les sexes ont été publiées, mais nombre d’entre elles ont longtemps été entachées de biais, d’interprétations erronées ...
    [Courte citation de 8% de l'article original]