Mercredi 28 juillet, 9 heures. Pour sa première séance, The Suicide Squad, un des blockbusters les plus attendus de l’été, réunit 41 spectateurs dans la grande salle parisienne de l’UGC Ciné Cité Les Halles. Un lieu emblématique où toute la profession prend chaque semaine le pouls des entrées dans l’Hexagone. Lors de sa première journée d’exploitation, le brûlot super-héroïque de James Gunn, malgré une presse quasi unanime, va attirer seulement 45 224 fans pour 561 écrans (en comparaison, le premier Suicide Squad, de David Ayer, réalisait en 2016 pas moins de… 307 062 entrées pour sa première journée !). Le lendemain, jeudi 29, l’ambiance est toujours aussi morose. À peine une trentaine de spectateurs à la séance de 9 heures des Halles pourThe Suicide Squad, trois fois moins pour le même film au Max Linder Panorama, dans le 9e arrondissement… c’est la désolation et un vent de panique qui recommence à souffler dans tout le secteur.
Coupable désigné par la profession : le pass sanitaire, obligatoire pour tout spectateur dans les cinémas (mais aussi les théâtres, musées ou salles de spectacle) depuis le 21 juillet. En l’absence du précieux sésame, le visiteur est refoulé, à moins de présenter un test au Covid-19 négatif. La semaine qui a suivi cette date fatidique s’est bien sûr révélée catastrophique, avec une baisse de fréquentation des salles évaluée par certaines sources à plus de… 70 %. Le Centre national du cinéma (CNC) estime quant à lui à 56 % la chute de la fréquentation par rapport à la même semaine en 2019. Des films destinés à un public jeune et populaire comme Fast & Furious 9, Black Widow ou Cruella ...
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