Et si la transition écologique n’était pas la fin du progrès, mais au contraire, le début d’une nouvelle ère ? Bertrand Piccard, fondateur de la Solar Impulse Foundation, fait plus qu’y croire : ses propositions sont sur la table.
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[EN VIDÉO] Les 20 ans de Futura avec Bertrand Piccard Pour les 20 ans de Futura, et en cette journée mondiale de l’énergie, Bertrand Piccard...
Alors que la COP28 vient de s'achever à Dubaï, Futura a pu s'entretenir avec une des 100 000 voix accréditées pour l'événement : Bertrand Piccard. Le médecin et explorateur s'est lancé le défi de redorer le blason de la transition énergétique, en présentant notamment les solutions techniques labellisées par sa fondation, Solar Impulse. Un programme ambitieux qui entend associer au terme « écologie » celui, très séduisant, de « modernisation ».
Futura : L’an dernier, pour la COP27, vous étiez sur place pour proposer des solutions techniques labellisées par Solar Impulse. Est-ce que vous êtes reparti de zéro cette année, ou vos propositions de l’an dernier ont-elles débouché sur du concret ?
Bertrand Piccard : Ce qu’on a vu, c’est que les solutions existent et sont économiquement rentables, mais l’obstacle principal à leur implémentation, ce sont les idées reçues : les gens pensent que ce n’est pas rentable, qu’il faut faire des sacrifices… Nous devons donc leur proposer un nouveau narratif. Solar Impulse a développé ce nouveau narratif qu’on amène aux chefs d’État, aux négociateurs et aux institutions, pour préparer le terrain sur lequel on va pouvoir implémenter les solutions.
C’est-à-dire ? Que faudrait-il mettre en place ?
Dans ces COP, on est dans une situation où l'on entend qu’il faut décarboner, faire des sacrifices, dépenser beaucoup d’arge...
[Courte citation de 8% de l'article original]