Comment les villes tentent de réveiller et d’animer leurs nuits

Camille Allain - 20minutes - 14/12
Souvent associé à la fête, au sommeil ou aux nuisances, le temps de la nuit est en train de se réinventer, sous l’effet, aussi, du réchauffement climatique
La façade de l'opéra de Rennes, ici illuminée à l'occasion des fêtes de fin d'année, se transforme une fois la nuit tombée. — C. Allain/20 Minutes
  • Rennes va bientôt créer son « comité des noctambules », une instance de citoyens volontaires pour parler de la nuit.
  • Comme Rennes, de nombreuses villes tentent d’animer et de diversifier les activités nocturnes afin qu’elles ne se résument pas aux bars et concerts.
  • Avec le réchauffement climatique, le temps de nuit devient aussi un espace de fraîcheur pour tous ceux qui vivent en milieu urbain.

Elle refuse de parler d’un groupe de fêtards, parce que sa vision est plus large. Dans un jargon politiquement correct, la ville de Rennes préfère parler de « comité des noctambules ». A compter de janvier 2024, cette instance citoyenne aura pour mission de réfléchir à la vie de la capitale bretonne la nuit. Théâtre de grosses soirées étudiantes parfois noyées dans l’alcool, le centre-ville de Rennes a souvent été décrit comme un haut lieu de la fête. Pour le meilleur, mais aussi pour le pire. Pour tenter de « vivre en intelligence » comme le dit son slogan, la municipalité socialiste avait créé un « conseil de la nuit ». Constitué d’élus, de riverains, de patrons de bars mais aussi de la police, des pompiers ou de la préfecture, cette instance ava...
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