COP28 : peut-on vraiment parler d'un accord historique ?

LCI - 14/12
[VIDÉO] - Dans l’accord trouvé à l’issue de la COP28, pour la première fois, l'abandon progressif des énergies fossiles est clairement évoqué. Mais le texte est-il réellement historique ? Quelles sont ses implications ?

Dans l’accord trouvé à l’issue de la COP28, pour la première fois, l'abandon progressif des énergies fossiles est clairement évoqué.
Mais le texte est-il réellement historique ?
Quelles sont ses implications ?

Des centaines d’heures d’âpres négociations, et enfin, un accord. C’est du jamais-vu dans toute l’histoire des COP. Deux mots gravés dans le marbre : "énergies fossiles". Il s'agit de désigner pétrole, charbon et gaz, responsables, à elles seules, de 80% des émissions de gaz à effet de serre.

Il manque des objectifs intermédiaires, une formulation claire, une direction claire.
Friederike Roder, de l'ONG Global Citizen

Le texte appelle les États à une transition hors de ces énergies, pour viser la neutralité carbone en 2050. Le signal est fort, mais à nuancer. "Cette COP devait être celle de la sortie des énergies fossiles, mais on nous a trouvé une formulation : 'transition vers la sortie'. Qu'est-ce que ça veut dire ?", questionne pour TF1, dans le reportage visible en tête de cet article, Friederike Roder, vice-président du plaidoyer au sein de l'ONG Global Citizen. Pour elle, il manque à l'accord "des objectifs intermédiaires, une formulation claire, une direction claire."

La formule est floue, mais suffisamment consensuelle pour que les pays pétroliers l'approuvent. Pour faire baisser les émissions de CO2, ils pourront donc utiliser le gaz comme énergie de transition, ou s’en remettre à des technologies d’enfouissement de CO2, dont l'efficacité est très controversée. 

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Ce qu’il faut retenir, en tout cas, c’est que tous les pays se sont engagés à tripler la capacité des énergies renouvelables d’ici à 2030. Beaucoup de secteurs vont donc devoir se transformer. "Ça veut dire que des secteurs comme l'acier ou le ciment vont devoir faire des investissements massifs pour arrêter de rejeter des gaz à effet de serre", explique Lola Vallejo, directrice du programme climat au sein du think tank IDDRI (Institut du Développement Durable et des Relations Internationales).

Textile, cosmétiques ou encore plastique contiennent du pétrole, et il faudra donc trouver des alternatives. Désormais, chaque État doit prendre des engagements précis d'ici à deux ans, pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré, contre 2,9 prévus par trajectoire actuelle.

La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : T. Leproux, A. Gay, P. Limpens

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