Les taux d’intérêts ont augmenté fortement et rapidement en quelques années. Alors qu’il était possible d’obtenir un prêt immobilier à moins de 2 % en 2020, la moyenne a depuis dépassé les 4 % et la barre des 5 % pourrait être atteinte en 2024. Le coût d’un emprunt immobilier a donc augmenté, au point que les banques refusent de plus en plus de dossiers. La situation est encore plus complexe dans le cadre d’un premier achat immobilier. Les primo-accédants ne peuvent en effet proposer un bien en garantie, ni passer par un prêt relais. Souvent, ils sont plus jeunes, leurs revenus sont moins importants et leur situation est moins stable. Il est donc plus que jamais nécessaire de "bétonner" son dossier pour obtenir un crédit.
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La banque que vous sollicitez pour un premier prêt immobilier va bien sûr se fier aux chiffres pour vous répondre. Le prix d’achat, la durée du crédit, le montant de l’apport sont des éléments importants. Mais elle va aussi se fier à votre profil et à vos habitudes. Prouver que l’on est un bon gestionnaire est nécessaire. Si tout votre argent se trouve sur un compte courant et un livret d’épargne, cela ne plaidera pas en votre faveur. Un client qui a déjà un plan épargne logement et place régulièrement dans divers produits de prévention ou d’investissement, même modestement, et n'a jamais été à découvert sera plus rassurant pour l’organisme de crédit.
Lors d’un premier achat immobilier, il est possible d’avoir déjà plusieurs autres crédits en cours. Ce qui est doublement problématique. D’une part, pour la banque, ces dettes limitent votre capacité de remboursement. D’autre part, elle est contrainte par le taux d’endettement maximum. Il prévoit qu’une personne ne peut avoir à consacrer plus de 35 % de ses revenus mensuels au remboursement de crédits. Des exceptions existent, mais elles seront réservées aux meilleurs dossiers. Il est donc préférable de liquider vos autres crédits si vous le pouvez. Cela entraînera des frais et amputera votre apport. Mais les sommes en question seront parfois négligeables en comparaison d’un achat immobilier. L’autre solution est le regroupement de crédit. Il limite l’endettement, mais est plus cher à long terme.
Depuis quelques années, plusieurs aides ont été mises en place pour faciliter l’accès à la propriété, la construction ou la rénovation de logements. Selon votre profil, vos revenus et le type de bien (HLM, neuf, à rénover, en zone de tension immobilière ou non…), vous pouvez être éligible à ces aides. On peut citer le prêt accession d’Action logement, le prêt à taux zéro, le prêt d’accession social, ou le prêt conventionné. Ils proposent des taux avantageux, voire nuls pour une partie de la somme empruntée. Cela diminue donc le montant à demander à votre banque. Non seulement les chances d’obtenir le crédit sont supérieures, mais il sera moins cher au final.
Il peut être difficile et fastidieux de s’y retrouver dans les règles auxquelles sont soumises ces différentes aides. Il est alors utile de faire appel aux services d’un courtier en immobilier. Ce spécialiste pourra identifier le bien et le prêt qui convient le mieux à votre situation. Surtout, il vous aidera à définir votre capacité d’emprunt et à obtenir les meilleurs taux auprès des banques. Si ces services ont un coût, dans une période de taux hauts, ils sont plus intéressants, car la marge de négociation sera plus large.
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