Ce qu’il faut voir en salles
L’ÉVÉNEMENTWONKA ★★★★☆
De Paul King
L’essentiel
Le tour de force de Paul King est d’avoir fait un musical avant toute chose, et c’est bien mieux qu’un prequel mercantile sur la jeunesse du chocolatier.
Les allergiques seront prévenus, Wonka est une comédie musicale, une vraie, une dure, pleine de magie et de guimauves. Le propos de Wonka est plus de faire un grand musical comme Les Misérables et Sweeney Todd que de faire des courbettes à la mythologie de Roald Dahl. Elle reste bien sûr imposante, mais pas écrasante : ce qui intéresse Paul King, outre de faire un film qui fasse un grand écart entre le West End/Broadway, entre la fantaisie chocolatée et la symphonie romantique, est de plier le film à son image et d’en faire un film de casse qui fait l’éloge de la gentillesse et de l’entraide -comme les deux Paddington, bien sûr.
Sylvestre Picard
Lire la critique en intégralitéPREMIÈRE A BEAUCOUP AIME
LES TROIS MOUSQUETAIRES- MILADY ★★★★☆
De Martin Bourboulon
Efficace et sérieux, D’Artagnan avait rempli toutes les promesses annoncées. Il manquait peut-être un peu de folie, d’humour ou d’inconscience. Ca tombe bien : pour ce deuxième épisode, l’équipe a su retenir les réussites du premier, tout en lâchant un peu plus les chevaux. Premier constat : la Milady du titre est fantastique. Entre volupté sexy, violence aveugle et duplicité très calculée, Eva Green apporte ce qu’il faut d’ambiguïté au personnage comme au film. Mais elle n’est que l’un des atouts de ce film qui en compte bien d’autres. Son esthétisme plus lumineux d’abord, plus riche et flamboyant que D’Artagnan. Sa rapidité d’exécution ensuite. La scène de La Rochelle, quinze minutes de grand spectacle qui filent à la vitesse de la lumière. Et la multiplication des points de vue et des péripéties qui offre un rôle à leur mesure à Duris et Marmaï. Le mot fin s’inscrit sur l’écran, on en redemande. A suivre don...
[Courte citation de 8% de l'article original]