L’industrie des combustibles fossiles a une idée optimiste de son avenir

Zoë Schlanger - The Atlantic - 12/12
Alors que le Canada se félicitait à Dubaï de son leadership en matière de climat, ses dirigeants du secteur pétrolier se préoccupaient de la conférence sur le climat.

À l’instar du projet d’accord présenté hier à la COP28, à Dubaï – qui adoucit le langage sur l’élimination progressive des combustibles fossiles pour les « réduire » et « les efforts pour » les remplacer « sans relâche » par les combustibles fossiles – le Canada essaie maladroitement de vivre avec deux idées contradictoires sur la question. changement climatique. Le monde doit cesser d’utiliser les combustibles fossiles, et pourtant, pour un pétroétat, abandonner n’est pas facile.

Lors de la réunion des Nations Unies sur le climat, le Canada s’est efforcé de redoubler d’efforts pour affirmer sa bonne foi en matière de climat. À la fin de la semaine dernière, le ministre de l'Environnement, Steven Guilbeault, a organisé une réunion de presse impromptue sous un soleil de plomb à l'extérieur des salles plénières, les drapeaux nationaux de dizaines de pays flottant autour des journalistes rassemblés. Le Canada venait d'être nommé par le sultan Al Jaber, président de la conférence, pour pousser les pays négociant sur les combustibles fossiles à parvenir à une sorte d'accord, et Guilbeault a déclaré que le Canada avait déjà commencé à travailler avec un certain nombre de délégations sur ce front. Il souhaitait également parler de l’annonce du pays selon laquelle il imposerait un plafond d’émissions à l’ancienne pour son secteur des combustibles fossiles, ce qui obligerait les entreprises à réduire leurs émissions d’au moins 35 % d’ici 2030, par le biais de réductions directes et d’échanges d’émissions. Les groupes environnementaux poussent cette idée depuis des années, et certains membres ont été vus autour de la COP portant des casquettes de baseball bleues avec EMISSIONS brodées en fil blanc. (Un plafond d’émissions, compris ?) Caroline Brouillette, directrice générale du Réseau Action Climat Canada, a cérémonieusement remis un chapeau au ministre de l’Environnement, qui l’a accepté mais ne l’a pas mis.

Le Canada a pris des mesures pour réduire les combustibles fossiles ; elle se classe également au quatrième rang mondial pour le volume de pétrole qu’elle produit. Une grande partie de ce pétrole est du pétrole bitumineux (également connu sous le nom de pétrole brut des sables bitumineux ou « sables bitumineux »), qui compte parmi les formes de pétrole brut les plus lourdes, les plus collantes et les plus sales, si visqueux qu’il doit être dilué pour pouv...
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