Un ruban violet et une palissade verte. C’est ainsi que se présente dans notre ciel le fameux Steve. Et il ressemble à s’y méprendre à une aurore boréale. Mais les chercheurs le confirment aujourd’hui, il est provoqué par un phénomène très différent.
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Depuis quelques semaines - quelques mois, même -, les observations d'aurores boréales se multiplient. Y compris à nos latitudeslatitudes. Parce que notre Soleil s'approche du maximum de l’activité de son cycle 25. Le phénomène jette des rideaux flamboyants sur notre ciel. Mais prenez garde, nous prévient aujourd'hui une physicienne de l'université de Californie (États-Unis), toutes ces lueurs ne sont pas à proprement parler des aurores boréalesaurores boréales. Des intrus peuvent s'y glisser. Et c'est le cas de celui connu depuis quelques années sous le nom de Steve.
Rappelons d'abord que les aurores boréales sont provoquées par des collisions entre des particules chargées en provenance de notre Soleil et des molécules qui se trouvent à haute altitude - plus de 1 000 kilomètres - dans notre atmosphèreatmosphère. Elles surviennent surtout dans les régions polaires parce que le champ magnétique de notre Terre a tendance à guider les particules chargées sur les pôles. Et c'est la détente des molécules d'oxygène et d'azote après collision qui émet les célèbres halos rouges, verts ou bleus. Parfois sur des milliers de kilomètres.
Steve ressemble à s’y méprendre à une aurore boréale
Dès les premières observations, les astronomesastronomes ont soupçonné que le phénomène Steve - l'acronyme pour Strong Thermal Emission Velocity Enhancement - ne corresponde pas à une aurore boréale. Notamment parce que dans son spectre, pas de raies d'émissionémission individuelles caractéristiques des aurores, mais une large gamme de fréquencesfréquences autour du mauve. Steve s'observe aussi à des latitudes plus basses. Potentiellement même jusqu'à l'équateuréquateur. De quoi envisager une théorie selon laquelle il serait dû à un échauffement de notre atmosphère qui produirait des lueurs en forme de rubans violets. Sans toutefois pouvoir réellement l'expliquer.
C'est en analysant le spectre des lueurs vertes en forme de palissade qui accompagnent le phénomène Steve que les chercheurs de l'université de Californie ont eu la puce à l'oreille. « Leur couleurcouleur est extrêmement verte. Seule une gamme d'énergieénergie spécifique d'électronsélectrons peut créer ce type de couleurs. Des électrons qui ne peuvent pas provenir de l'espace, car ils seraient alors bien trop énergétiques, explique Claire Gasque, physicienne, dans un communiqué. Ces palissades ne peuvent être formées que par des particules chargées énergisées sur place. »
[Courte citation de 8% de l'article original]