Le bon goût, ce vieux rabat-joie, a fait de son mieux pour entacher la réputation du double programme italien connu sous le nom de Cav et Pag. Cela n’a pas fonctionné. Ces opéras ne perdront jamais leur attrait. Au contraire, ils ont plus de puissance que jamais. Cavalleria rusticana (1889) de Pietro Mascagni et Pagliacci (1892) de Ruggero Leoncavallo, des merveilles uniques pour leurs compositeurs, dépeignent les crimes passionnels dans les communautés villageoises pauvres, avec une musique en plein essor qui va de pair. La nouveauté de voir des gens ordinaires sur la scène de l’opéra provoqua une sensation populaire lorsque les œuvres étaient nouvelles. La sordide perception et la crudité des histoires n'ont fait qu'ajouter du piquant.
La mise en scène de Damiano Michiel...
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