Israël se maintient dans Gaza, véto américain à l'ONU pour un cessez-le-feu… Le point de situation au Proche-Orient

LCI - 09/12
[VIDÉO] - Les États-Unis ont mis leur veto, vendredi 8 décembre, à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU réclamant un "cessez-le-feu immédiat" dans la bande de Gaza. Pendant ce temps, l'armée israélienne continue de mener ses opérations du nord au sud de l'enclave palestinienne, dévastée et assiégée, afin d'y déloger le Hamas. Voici les principales informations de ces dernières 24 heures.

Les États-Unis ont mis leur veto, vendredi 8 décembre, à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU réclamant un "cessez-le-feu immédiat" dans la bande de Gaza.
Pendant ce temps, l'armée israélienne continue de mener ses opérations du nord au sud de l'enclave palestinienne, dévastée et assiégée, afin d'y déloger le Hamas.
Voici les principales informations de ces dernières 24 heures.

Tsahal continue de ratisser Gaza. Israël poursuit son offensive contre le Hamas, samedi 9 décembre, après le véto des États-Unis à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU appelant à un "cessez-le-feu humanitaire immédiat" dans la bande de Gaza. Le mouvement islamiste palestinien a "fermement condamné" le blocage américain, le qualifiant de "position immorale et inhumaine" et de "participation directe" aux "massacres", selon Ezzat al-Rishq, un haut-responsable politique du Hamas.

Le véto américain, "une honte" s'insurge l'Autorité palestinienne. Le Premier ministre palestinien, Mohammad Shtayyeh, a fustigé "l'échec du Conseil de sécurité à adopter un projet de résolution visant à mettre fin à l'agression contre notre peuple dans la bande de Gaza en raison de l'utilisation par les États-Unis de leur droit de véto". Un blocage américain qu'il a qualifié de "honte" et de "nouveau blanc-seing donné à l'État occupant pour massacrer, détruire et déplacer". Selon lui, l'utilisation du véto montre le "mensonge" de Washington lorsque les autorités américaines disent se préoccuper des pertes civiles.

Washington justifie son véto à l'ONU. "Nous ne soutenons pas une résolution qui appelle à un cessez-le-feu non durable qui va simplement planter les graines de la prochaine guerre", a expliqué, vendredi 8 décembre, l'ambassadeur américain adjoint, Robert Wood, dénonçant au passage l'"échec moral" de l'absence dans le texte de condamnation des attaques sanglantes du 7 octobre perpétrées par le Hamas sur le sol israélien. Le ministre des Affaires étrangères de l'État hébreu, Eli Cohen, a estimé de son côté qu'un cessez-le-feu "empêcherait l'effondrement de l'organisation terroriste Hamas, qui commet des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, et lui permettrait de continuer à diriger la bande de Gaza".

Tsahal reconnaît l'échec d'une tentative de libération

Israël sommée de respecter ses obligations humanitaires. Un projet de résolution soumis à l'OMS par 17 pays membres et la Palestine, au statut particulier, exige que Tel-Aviv respecte pleinement ses obligations de protection envers les personnels médical et humanitaire dans la bande de Gaza. Ce texte doit être examiné, dimanche 10 décembre, au cours d'une session spéciale du Conseil exécutif de l'agence de l'ONU, convoqué pour discuter "de la situation sanitaire dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est." Les pays signataires s'inquiètent du "siège qui est mené" et de l'ampleur "des dommages considérables causés au secteur de la santé publique." Ils évoquent aussi les risques que peut faire courir la présence de "milliers de victimes toujours enfouies sous les décombres", tout comme les conditions d'hygiène et les refuges surpeuplés.

"La population de Gaza regarde vers l'abîme". Alors que Tsahal dit avoir frappé "plus de 450 cibles" en 24 heures sur l'enclave palestinienne, le patron de l'ONU, Antonio Guterres, s'est ému du sort des Gazaouis, poussés à se déplacer dans un périmètre de plus en plus exigu jusqu'à Rafah, le long de la frontière fermée avec l'Égypte. "La population de Gaza regarde vers l'abîme. (...) Les gens sont désespérés, effrayés et en colère", a-t-il déploré, soulignant "un contexte humanitaire cauchemardesque".  

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Des combats font rage dans le sud de Gaza. Sur le front, Tsahal poursuit méthodiquement ses opérations du nord au sud de la bande de Gaza, notamment à Khan Younès, la principale ville du sud, "un important bastion de l'organisation terroriste Hamas" selon l'armée israélienne. Elle a annoncé avoir pris position dans le centre et avancer "de maison en maison", traquant les combattants du mouvement islamiste. Les soldats ont découvert un dépôt d'armes dans une école, un poste de commandement du Hamas dans une mosquée, où des "terroristes" ont été tués, ainsi que des armes "au domicile d'importants cadres du Hamas". 

Les troupes de Tel-Aviv ont en revanche reconnu l'échec d'une opération visant à libérer des otages, dans laquelle deux soldats ont été blessés. Un otage est mort pendant cette opération, d'après le Hamas. D'après le gouvernement israélien, 138 otages sont toujours retenus à Gaza.

Y.R. avec AFP

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