Changement climatique : l'élevage responsable de 12% des gaz à effet de serre au niveau mondial

LCI - 08/12
[VIDÉO] - D'après un rapport de l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, l'élevage est à l'origine de 12% des gaz à effet de serre de la planète. Un taux qui pourrait encore augmenter, alors que la demande de consommation de viande doit suivre une tendance à la hausse dans les 30 prochaines années. Diverses mesures sont proposées afin de protéger le climat.

D'après un rapport de l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, l'élevage est à l'origine de 12% des gaz à effet de serre de la planète.
Un taux qui pourrait encore augmenter, alors que la demande de consommation de viande doit suivre une tendance à la hausse dans les 30 prochaines années.
Diverses mesures sont proposées afin de protéger le climat.

La proportion de l'élevage dans les émissions de gaz à effet de serre est connue. D'après un rapport de l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) publié ce vendredi, il est à l'origine de 12% des émissions de gaz à effet de serre causées par les humains, responsables du changement climatique. Et l'agence prévient : son impact sur le climat s'aggravera si rien n'est fait, puisque la demande mondiale en viande va augmenter.

Pour parvenir à ce constat, l'organisation a pris 2015 comme année de référence, quand ont été produites 810 millions de tonnes de lait, 78 millions de tonnes d'œufs et 330 millions de tonnes de viande. Toute la chaîne de production - des engrais destinés à l'alimentation des bêtes au transport jusqu'aux portes du magasin - a conduit à l'émission de 6,2 gigatonnes d'équivalent CO2.

La réduction de la consommation de viande recommandée, mais...

Dans le détail, les bovins sont la principale source d'émissions (62%), suivis par les porcs (14%), les poulets (9%), les buffles (8%) et les moutons et chèvres (7%). Du côté des denrées produites, la viande est la plus grosse source (67%), devant le lait (30%) et les œufs (3%). Une tendance qui pourrait poursuivre sa hausse. D'après la FAO, la consommation en protéines animales devrait augmenter de 21% entre 2020 et 2050.

Pour répondre à cet appétit tout en évitant d'augmenter le nombre de bêtes – et donc les gaz à effet de serre –, plusieurs recommandations sont avancées. La plus efficace, selon la FAO, est d'augmenter la productivité sur l'ensemble de la chaîne, en utilisant par exemple diverses techniques pour gonfler le volume de lait produit par vaches. Viennent ensuite l'évolution de l'alimentation des animaux, puis l'amélioration de leur santé qui permet non seulement d'augmenter leur productivité, mais aussi de réduire le taux de mortalité.

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Dans une moindre mesure, la réduction de la consommation de viande est également préconisée. Si les habitants devaient suivre les recommandations nutritionnelles officielles, cela conduirait généralement dans les pays riches à une moindre consommation de viande et donc à une baisse des émissions, affirme la FAO.

Toutefois, dans les pays à revenus moyens, la baisse des émissions liées à la viande serait en grande partie contrebalancée par l'augmentation des émissions liées aux fruits, légumes et fruits à coques poussant en partie en serre. Et dans les pays aux revenus faibles, il est souvent recommandé d'augmenter sa consommation de protéines aussi bien végétales qu'animales.

I.N avec AFP

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