Le président Biden a une façon d’expliquer ses gaffes qui peut lui permettre de désamorcer la situation sans se causer de dommages politiques à long terme.
« Personne ne doute jamais que je pense ce que je dis », dit-il souvent. Le problème, admet-il, c’est que « parfois je dis tout ce que je pense ».
C’est ce qui s’est passé cette semaine lorsque M. Biden a déclaré mardi soir aux donateurs près de Boston que « je ne suis pas sûr de me présenter » si l’ancien président Donald J. Trump n’essayait pas de récupérer le Bureau Ovale.
Ce fut un moment de gifle pour un président dont les taux d'approbation en chute libre l'ont contraint à transformer sa campagne de réélection en un référendum sur son prédécesseur, et un rappel que les prévisions politiques pour les 11 prochains mois suggèrent que l'Amérique sera inondée de deux des candidats dont la plupart du pays ne veut pas.
En quelques heures, M. Biden est revenu sur ce sentiment. Après son retour à la Maison Blanche, il s’est adressé aux journalistes et a déclaré qu’il n’abandonnerait pas la course même si M. Trump le faisait.
Puis vint mercredi.
Après avoir prononcé un discours exhortant le Congrès à adopter un programme d’aide de plusieurs milliards de dollars pour l’Ukraine, M. Biden s’est éloigné et les journalistes lui ont posé d...
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