Covid-19 : faut-il s'inquiéter de la progression du nouveau variant JN.1 avant les fêtes ?

LCI - 07/12
[VIDÉO] - En France, la progression du variant du Covid-19, Pirola, est avant tout portée par l'un de ses sous-lignages : JN.1. Ce dernier représente désormais 30% des cas recensés, soit trois fois plus que trois semaines plus tôt. Dans la perspective des rassemblements familiaux des fêtes de fin d’année, il s’avère "primordial" que chacun "continue d’adopter les gestes barrières", prône Santé Publique France.

En France, la progression du variant du Covid-19, Pirola, est avant tout portée par l'un de ses sous-lignages : JN.1.
Ce dernier représente désormais 30% des cas recensés, soit trois fois plus que trois semaines plus tôt.
Dans la perspective des rassemblements familiaux des fêtes de fin d’année, il s’avère "primordial" que chacun "continue d’adopter les gestes barrières", prône Santé Publique France.

Le nouveau variant du Covid-19, JN.1, va-t-il jouer les trouble-fêtes ? Au cours de la semaine écoulée, et à moins d'un mois des festivités de Noël, l'activité liée au SARS-CoV-2 en France était "en légère augmentation en médecine de ville et à l'hôpital, notamment chez les 65 ans et plus", selon le bulletin hebdomadaire de Santé Publique France publié mercredi, qui appelle à se faire vacciner. 

Si le variant le plus détecté au sein de l'Hexagone était encore il y a quelques semaines EG.5, aussi surnommé Eris, ce denier avec (ses sous-lignages inclus) est désormais aussi représenté que le BA.2.86, également appelé "Pirola", détecté pour la première fois à la fin du mois d'août. L'un et l'autre représentent ainsi 37% des séquences interprétables de la dernière enquête Flash, relayée ce 6 décembre. Parallèlement, le descendant de Pirola, JN.1, poursuit lui aussi sa progression fulgurante. Ce sous-lignage représentait ainsi 30% des séquences interprétables de la dernière enquête Flash, contre 23% pour la précédente. À titre de repère, c'est aussi trois fois plus que trois semaines plus tôt.

Que sait-on de ce variant ?

Faut-il s'inquiéter ? "À ce stade, rien n'indique que JN.1 possède des caractéristiques différentes des autres sous-lignages de BA.2.86", rassurait à son sujet fin novembre Santé Publique France qui mène néanmoins une surveillance active. Pour cause, la France est le pays qui rapporte le plus de cas d'Europe, notait encore l'agence dans son analyse de risque des variants. Ce nouveau venu est un variant de la famille d’Omicron, "caractérisée par des formes cliniques moins sévères, en partie grâce à une efficacité vaccinale préservée contre les formes graves", rappelait-elle en outre.

Pour autant, si ce variant "ne présente pas de caractéristiques particulières" par rapport aux autres virus Omicron, "c'est très probablement lui qui est responsable de l'augmentation des cas", analyse Bruno Lina, professeur de virologie au CHU de Lyon, auprès de BFMTV.  "JN.1 apparaît un peu plus résistant aux anticorps neutralisants" que son prédécesseur BA.2.86, indique de son côté Olivier Schwartz, de l’unité virus et immunité à l'institut Pasteur, auprès du Parisien. En d'autres termes, il est possible  qu’une personne vaccinée résiste moins bien à JN.1 qu’à d’autres formes du Sars-COV-2, et qu’il se propage avec plus de facilité.

"Que chacun continue d’adopter les gestes barrières"

Or, le risque est qu'une hausse des cas, combinée à une augmentation du nombre de patients atteints d’autres infections respiratoires aiguës, accentuent la tension sur les services d'urgence.

Dans ce contexte, et "dans la perspective des rassemblements familiaux des fêtes de fin d’année, il s’avère primordial que les personnes à risque se protègent en ayant recours à la vaccination contre la grippe saisonnière et le Covid-19 et que chacun continue d’adopter les gestes barrières", prône désormais Santé Publique France.

  • Lire aussi

    Bronchiolite, Covid-19, grippe... Les indicateurs toujours en hausse en France

Pour rappel, l’OMS a récemment classé JN.1 dans les "variants à suivre", en raison de ses caractéristiques, à savoir, comme Pirola, un très grand nombre de mutations de la protéine Spike. Détecté pour la première fois en septembre 2023 aux États-Unis, ce dernier a été identifié ensuite dans plusieurs européens dont le Portugal, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Espagne.

Selon l'épidémiologiste Antoine Flahault, la France et l'Irlande sont actuellement "les deux 'épicentres' de cette émergence épidémique" en Europe. En Islande où cette souche a aussi été détectée, la détection de JN.1 était "passée de 2 à 50%" entre mi-octobre et mi-novembre, illustre encore Santé Publique France.

Audrey LE GUELLEC

Sur lemême thème

  • #Covid-19
  • #Fêtes de Noël
  • #Politique de santé
  • #Santé publique
  • Santé et bien êtreCovid-19 : la vie avec le virus
Loading...