A la cour d’assises de Nanterre,
D’Estelle Mouzin, on connaît avant tout une photo. Celle d’une fillette avec un sourire timide aux lèvres, vêtue d’un pull rouge, quelques mèches s’échappant de son chignon. Ce cliché, pris à l’école, ses proches ne l’aiment pas beaucoup. Pas seulement parce que c’est celui qui illustre l’avis de recherche émis après sa disparition, en janvier 2003 à Guermantes, point de départ de leur calvaire. Non, c’est surtout « parce que ça ne la représente pas », assure sa sœur Lucie. C’est vrai qu’on ne perçoit pas sur cette photo le « clown », « la pipelette », la fillette « extravertie » et « vivace » que décrivent ses proches devant ...
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