Royaume-Uni : Boris Johnson s'excuse d'avoir "sous-estimé" la gravité de l'épidémie de Covid-19

LCI - 06/12
[VIDÉO] - L'ancien Premier ministre britannique Boris Johnson avait été très critiqué au début de l'épidémie de Covid-19. Le Royaume-Uni avait déclenché de tardives mesures de confinement par rapport à la plupart des autres pays européens. "Je suis profondément désolé pour la douleur, les pertes et la souffrance" des familles ayant perdu un proche durant cette période, s'est excusé l'ex-responsable.

L'ancien Premier ministre britannique Boris Johnson avait été très critiqué au début de l'épidémie de Covid-19.
Le Royaume-Uni avait déclenché de tardives mesures de confinement par rapport à la plupart des autres pays européens.
"Je suis profondément désolé pour la douleur, les pertes et la souffrance" des familles ayant perdu un proche durant cette période, s'est excusé l'ex-responsable.

Boris Johnson auditionné sur son rôle au début de la pandémie de Covid-19. L'ancien Premier ministre britannique, qui a démissionné de son poste durant l'été 2022, avait été très critiqué pour sa gestion globale de la lutte contre le virus, qui a tué plus de 232.000 personnes outre-Manche. Ce mercredi 6 décembre, il répondait pour la première fois aux questions sur ses choix durant cette période, devant une commission d'enquête consacrée à l'épidémie. 

"Y a-t-il des choses que nous aurions dû faire différemment ? Incontestablement", a estimé Boris Johnson, qui a commencé par se dire "profondément désolé" pour "la douleur, les pertes et la souffrance" causées aux familles des victimes du Covid-19. "Inévitablement, nous nous sommes trompés sur certains points, a-t-il ensuite admis, assurant assumer "personnellement la responsabilité" des décisions prises à l'époque. Boris Johnson, âgé de 59 ans aujourd'hui, a lui-même failli mourir de la maladie en avril 2020.

"Nous avons fait de notre mieux, dans des circonstances très difficiles"

Depuis le début des audiences en juin, plusieurs conseillers et scientifiques ont décrit un Premier ministre dépassé, indécis, peu soucieux des victimes lorsque la pandémie a éclaté il y a bientôt trois ans. Le tout, entouré d'un gouvernement divisé et chaotique. L'équipe de Boris Johnson s'était ainsi résolue à mettre en place un premier confinement total à la fin du mois de mars 2020, plus d'une semaine après la plupart des autres pays européens, comme la France, l'Espagne ou l'Allemagne. 

"Je pense que nous avons fait de notre mieux, dans des circonstances très difficiles", s'est défendu durant l'audience l'ancien dirigeant, aussi fragilisé par des fêtes organisées au 10 Downing Street à l'époque, en pleine période de restrictions sanitaires. "Je ne pense pas que le concept du confinement avait même émergé" début mars 2020, a dit Boris Johnson, qui a reconnu avoir eu du mal à l'époque à "conceptualiser exactement" ce que devait faire le gouvernement. "Nous aurions dû collectivement nous rendre compte beaucoup plus tôt [de la gravité de la crise], explique-t-il aujourd'hui. J'aurais dû m'en rendre compte."

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Ces remords n'ont en tout cas pas convaincu plusieurs associations de victimes du coronavirus. Quatre manifestants ont interrompu l'audience de l'ancien maire de Londres, avant d'être évacués de la salle. "Nous ne voulons pas de ses excuses !", ont-ils proclamé avant leur expulsion. Un responsable de la Scottish Covid Bereaved, un important collectif de victimes, a quant à lui dénoncé une intervention en forme d'"orgie de narcissisme totalement dégoûtante".

T.A. avec AFP

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