Un peu plus d'un an après sa constitution, il vient d'être dissous. Le groupuscule d'ultradroite Division Martel a été dissous ce mercredi en Conseil des ministres, a annoncé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur X. Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a justifié cette dissolution expliquant que le groupe "promeut la haine raciale notamment à l'encontre des immigrés et des populations vues comme musulmanes" et a dénoncé "l'instrumentalisation de la mort de Thomas" par le groupe.
Selon le décret de dissolution, la Division Martel s'est constituée durant le second semestre 2022 pour compter une trentaine de membres, dont des anciens du groupe Zouaves Paris, domiciliés principalement en Île-de-France. Ce groupe était initialement connu sous l'appellation "Légionnaires de Paris" avant de changer de nom en septembre 2022 en référence "à la bataille de Poitiers en l'an 732 au cours de laquelle Charles Martel mis fin à l'invasion arabe".
Le groupement de fait « Division Martel » a été dissous ce matin en conseil des ministres, conformément aux instructions du Président de la République. Comme le détaille le décret que j’ai présenté, ce groupuscule incite à la violence et à la haine raciale. Il n’a pas sa place… pic.twitter.com/Y7ItFDcqgp — Gérald DARMANIN (@GDarmanin) December 6, 2023
Le groupe, qui a pour emblème une croix celtique blanche, encourage ses membres à mener "par la violence" un combat contre les antifas et les personnes issues de l'immigration ou présumées musulmanes. Il vise à "promouvoir le recours à la violence pour favoriser l'avènement d'une suprématie nationaliste et xénophobe".
La Division Martel organise aussi des "entraînements de combat" pour ses membres et "promeut l'utilisation d'armes blanches dans les confrontations qu'il encourage, promeut, participe, organise et revendique" contre leurs cibles.
Depuis sa création, le groupe a très régulièrement participé à des actions de la sorte. En décembre 2022 par exemple, l'un de ses membres a appelé à l'occasion du match France-Maroc de la coupe du monde de football à commettre des violences contre les supporters d'origine magrébine. "Retrouvez-vous dans vos villes en groupes et affrontez l'ennemi", avait-il encouragé, cité par le décret, les appelant à utiliser des matraques et des gants coqués. Avait suivi le placement en garde à vue de trois membres du groupe pour participation à un groupement en vue de commettre des dégradations ou des violences et port d'armes.
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Dernier fait en date, le 26 novembre dernier deux membres du groupe ont été contrôlés, soupçonnés d'avoir contribué à la coordination de "l'expédition punitive" organisée dans un quartier de Romans-sur-Isère d'où seraient issus les responsables de la mort de Thomas, poignardé en marge d'un bal dans le village de Crépol le 18 novembre.
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