Face à la tempête, ils font front commun. Charles III, la reine Camilla, le prince William et la princesse de Galles Kate s’affichent ce mercredi 6 décembre en Une de plusieurs quotidiens britanniques qui, en plus d’avoir opté pour la même photo, ont choisi le même mot pour l’illustrer. "Unité".
Un cliché qui rappelle la toute première photo des nouveaux Fab Four de la famille royale dévoilée par le palais peu après l’accession au trône du nouveau souverain. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour les médias britanniques ça veut dire beaucoup. Comme un signe que la polémique relancée une semaine plus tôt par un livre annoncé comme choc ne les a pas fait trembler.
Alors qu’Harry gémit encore… Un pour tous et tous pour un"The Sun"
Le journaliste Piers Morgan a nommé à la télévision les deux membres de la famille royale qui se seraient interrogés sur la couleur de peau du fils aîné de Meghan et Harry avant sa naissance. Leur identité avait été mise au jour par la version néerlandaise de Fin de règne écrit par le spécialiste de la royauté proche des Sussex Omid Scobie, ce dernier plaidant une erreur de traduction.
Depuis ces révélations qui ont agité la presse anglo-saxonne, les Windsor ont fait honneur à leur mantra. Never complain, never explain, "ne jamais se plaindre, ne jamais expliquer". Aucun d’eux n’a publiquement réagi à cette affaire qualifiée de "polémique sur le racisme" outre-Manche. Pas de communiqué non plus du côté de Buckingham, mais une même phrase diffusée à plusieurs entités, dont l’AFP en France. "Nous considérons toutes les options", note une source du palais qui n’omet pas la possibilité d’un recours judiciaire.
The SunC’est le prince Harry qui a retrouvé les tribunaux anglais avant que ses proches ne prennent possiblement la même route. "Alors qu’Harry gémit encore… Un pour tous et tous pour un", titre ce mercredi The Sun en évoquant les quatre Mousquetaires des Windsor. Si Charles III and co apparaissent tout sourire, les avocats du duc de Sussex se sont montrés fermes devant la Haute Cour de Londres quelques heures avant le grand raout à Buckingham. Chargés de représenter le fils cadet du roi resté en Californie, ils ont commencé à défendre les intérêts de leur client qui attaque le ministère britannique de l’Intérieur.
Harry réclame le rétablissement de la prise en charge systématique de sa protection par des policiers lorsqu’il se trouve au Royaume-Uni. Un droit, financé par le contribuable britannique, qu’il a perdu en quittant ses fonctions royales il y a trois ans, le contraignant à financer lui-même les services qui l’accompagnent lorsqu'il revient dans son pays natal. Citée par l’AFP, son avocate Shaheed Fatima a notamment mis en avant l’impact que pourrait avoir sur la réputation du pays une attaque réussie contre le duc de Sussex, du fait de "son statut, ses antécédents et sa position au sein de la famille royale". La question de la sécurité des Sussex avait été remise en lumière au printemps lorsque le couple avait été poursuivi par des paparazzis dans les rues de New York.
Lire aussi
Accusations de racisme à Buckingham : deux noms divulgués, la polémique relancée
Prévu pour durer jusqu’à jeudi, les débats se tiendront en grande partie à huis clos en raison des informations sécuritaires confidentielles qui y seront évoquées. Mais les oreilles de la toujours bien informée presse britannique ne devraient pas être bien loin pour tenter d’entendre ce qui s’y dit.
Sur lemême thème