Bassam Abou Diab : « Bouger et danser, c’est d’une certaine façon la liberté »

LOrientLeJour - 04/12
Fondé en novembre 2021 par Bassam Abou Diab, acteur, danseur et chorégraphe prolifique, le Beirut Physical Lab a récemment présenté Altérations, une performance créée en trois semaines, sous la...

Fondé en novembre 2021 par Bassam Abou Diab, acteur, danseur et chorégraphe prolifique, le Beirut Physical Lab a récemment présenté Altérations, une performance créée en trois semaines, sous la direction du chorégraphe, par sept jeunes danseurs. Sur le parvis du musée Sursock, lieu symbolique de notre mémoire collective, les danseurs ont emmené les spectateurs dans leurs histoires propres, étroitement corrélées avec celle de la ville et de ses transformations récentes. Le corps encaisse toutes les altérations de la ville, son chahut et son chatoiement. La danse permet de s’en libérer et de réintégrer ce que l’on choisit d’intégrer. C’est en disant leur relation à Beyrouth par le biais de leurs articulations que les danseurs brisent la sidération. Ils courent, ils courent en rond, sur le parvis, dans l'urgence de vivre ou de fuir une ville en étages, sept fois engloutie comme ils le rappellent. Ils se déparent des souvenirs et de l’anxiété qui leur colle à la peau, en se mouvant ; leur danse se veut cathartique. «Aujourd’hui je vais parler de tout ; de Beyrouth, des rues, des immeubles, de l’amour. De cette ville dans laquelle il est difficile de vivre mais loin de laquelle il est aussi difficile ...
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