C'est une méthode, "plus qu'une mode" selon l'expression de Cédric Villani, et cela commence surtout à devenir une référence. Et pour cause, le pays qui l'a fait sienne, la République de Singapour, caracole en tête des classements internationaux en mathématiques. Le 3 décembre 2019, l'on apprend que Singapour - après la Chine - occupe la deuxième place du podium au fameux test Pisa (voir encadré ci-dessous), tandis que les collégiens français restent péniblement dans la moyenne mondiale.
Le succès de cette méthode avait donc motivé il y a quelques années Charles Torossian (inspecteur général de l'éducation nationale) et le mathématicien Cédric Villani à préconiser la mise en place d'un essai pendant trois ans sur le territoire français. Leur rapport sur le sujet, remis le 12 février 2018, comprenant 21 propositions pour l'enseignement des mathématiques, invite également à tester une autre méthode : la SLECC (Savoir Lire Ecrire Compter Calculer). "Une méthode bien identifiée, et soutenue par le Grip (Groupe de réflexion interdisciplinaire sur les Programmes) en France" a expliqué Cédric Villani. En quoi consistent ces deux méthodes ? Commençons par celle de Singapour.
Le test Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) de l'OCDE évalue depuis 2000 les compétences en sciences, en mathématiques et en compréhension de l'écrit des élèves de 15 ans. Publié tous les trois ans, il est devenu une référence mondiale, très scrutée par les gouvernements. Pour l'enquête révélée le 3 décembre 2019, les exercices ont été soumis en mai 2018 à 600.000 jeunes de 79 pays et territoires, échantillon représentant 32 millions d'élèves.
"La méthode employée à Singapour n'...
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