La pneumonie chinoise est attribuée, du moins pour l’instant, au déficit immunitaire des virus courants du système respiratoire laissé par la pandémie de COVID-19. Comme le rapportent des experts à K, citant des informations des autorités chinoises, les nombreux cas de pneumonie chez les enfants en Chine ne sont pas liés à un pathogène unique, mais à plusieurs pathogènes connus qui provoquent des infections respiratoires, comme le RSV (virus respiratoire syncytial), la grippe, SARS-CoV-2 etc., et qui connaissent cette année une épidémie en Chine, en raison de la levée des mesures restrictives de la pandémie, qui s'est faite avec retard dans ce pays. Bref, on vit en Chine ce que nous avons vécu l'année dernière en Europe, aux États-Unis et aussi dans d'autres régions du monde, à la différence peut-être de l'épidémie d'infections à Mycoplasma pneumoniae, qui est enregistrée cette année aux États-Unis ainsi qu'en – selon le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies (ECDC) – dans six pays de l'UE
Les experts estiment que des épidémies d’infections respiratoires à des niveaux plus élevés que prévu affecteront l’humanité pendant au moins 2 à 3 années supplémentaires, jusqu’à ce que le déficit immunitaire de la pandémie soit comblé. Nous sommes dans une phase post-pandémique. Il faudra quelques années pour atteindre le seuil de rentabilité. Nous ne savons pas combien de temps cela prendra, mais j'estime que dans les 2-3 prochaines années, nous souffrirons de ces infections respiratoires. En attendant qu'un équilibre soit rétabli, fait remarquer à K. le professeur d'hygiène et d'épidémiologie de l'Université de Thessalie, président de l'EODY, Christos Hatzichristodoulou.
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