La police indienne accusée d'avoir harcelé un militant sikh au Royaume-Uni avant sa mort subite

Kiran Stacey - TheGuardian - 04/12
La famille d'Avtar Khanda remet en question l'affirmation des autorités britanniques selon laquelle sa mort a été examinée par la police et qu'il n'y avait pas eu d'acte criminel

Un militant sikh de Birmingham s'est plaint que la police indienne le harcelait verbalement par téléphone et menaçait sa famille au Pendjab des mois avant sa mort subite en juin, selon une enquête du Guardian.

La mort d'Avtar Singh Khanda, que la famille et les amis ont qualifiée de suspecte, a coïncidé avec un complot qui se déroulait de l'autre côté de l'Atlantique où, selon les procureurs américains, un responsable du gouvernement indien ayant des liens étroits avec les services de renseignement indiens ordonnait le meurtre de hauts responsables. -profiler les militants sikhs au Canada et aux États-Unis.

Les autorités britanniques ont déclaré que la mort de Khanda en juin, quatre jours après son admission à l'hôpital Sandwell de Birmingham, souffrant de malaise et de douleur, avait fait l'objet d'un « examen approfondi » par la police et qu'il n'y avait aucune raison de soupçonner un acte criminel.

Officiellement, Khanda serait décédé d'une leucémie myéloïde aiguë, dont le traitement était compliqué par des caillots sanguins, deux jours après qu'on lui ait diagnostiqué un cancer du sang agressif.

Mais les entretiens exclusifs avec les amis et la famille du militant contredisent les déclarations officielles – y compris celles des ministres des Affaires étrangères – selon lesquelles la police des West Midlands a enquêté sur sa mort. Ils ont également révélé que Khanda était considéré comme un proche collaborateur par les responsables indiens d'Amritpal Singh, un ancien séparatiste sikh en fuite qui est considéré comme un terroriste par les autorités indiennes et qui a depuis été arrêté. Sa famille nie catégoriquement...
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