Le rejet par le Royaume-Uni de la Convention européenne des droits de l’homme pourrait créer un trou dans l’accord de Belfast

The Irish Times - 02/12
Dublin hésite encore à s’impliquer dans le débat hautement politique sur l’immigration. Mais il faudra peut-être

Nous sommes déjà venus ici. Plusieurs fois. Cinq Premiers ministres conservateurs consécutifs jusqu'à Rishi Sunak ont ​​spéculé ou préconisé le rejet de la Convention (et de la Cour) européenne des droits de l'homme, que la Grande-Bretagne a contribué à rédiger en 1951 et dont Boris Johnson avait auparavant parlé chaleureusement comme « l'une des grandes choses que nous donné à l’Europe ». Theresa May a préconisé le retrait comme alternative à la sortie de l’UE.

À chaque fois, discrètement au début, des murmures se sont fait entendre de ce côté-ci de la mer d’Irlande, avertissant que l’objectif de garantir un droit souverain notionnel de ne pas tenir compte du tribunal en matière de migration pourrait en réalité également saper de manière critique l’accord de Belfast sur lequel repose la paix sur cette île. Soit dit en passant, malgré les arguments relatifs à la souveraineté, il existe également des arguments philosophiques et jurisprudentiels contre l’adhésion manifeste à la nature du tribunal, qui font écho au débat sur le Brexit.

L'universitaire d'Oxford, le professeur Richard Ekins, partisan du retrait, affirme que « le problème avec la CEDH... n'est pas qu'il s'agit d'un traité international. Le problème est que la Cour en a fait u...
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