La Cour mondiale ordonne au Venezuela de s'abstenir de toute action dans le différend frontalier avec la Guyane

Vivian Sequera - Reuters - 01/12
Les juges de la Cour mondiale ont ordonné vendredi au Venezuela de s'abstenir de prendre toute mesure susceptible de modifier la situation sur le terrain dans un territoire potentiellement riche en pétrole et qui fait l'objet d'un différend frontalier avec la Guyane, qui contrôle la région.

LA HAYE/CARACAS, 1er décembre (Reuters) - Les juges de la Cour mondiale ont ordonné vendredi au Venezuela de s'abstenir de prendre toute mesure susceptible de modifier la situation sur le terrain dans un territoire potentiellement riche en pétrole et qui fait l'objet d'un différend frontalier avec le Venezuela. La Guyane, qui contrôle la zone.

Le tribunal n'a pas expressément interdit au Venezuela de procéder dimanche à un référendum sur ses droits sur la région autour du fleuve Esequibo, comme le Guyana l'a demandé.

Mais les juges de la Cour internationale de Justice (CIJ) – comme on appelle officiellement la Cour mondiale – ont statué que toute tentative visant à modifier le statu quo devait être stoppée.

"La Cour observe que la situation qui prévaut actuellement sur le territoire en litige est que la Guyane administre et exerce un contrôle sur cette zone", a déclaré la juge présidente Joan Donoghue.

"Le Venezuela doit s'abstenir de prendre toute mesure susceptible de modifier cette situation", a-t-elle ajouté.

Le président du Guyana, Irfaan Ali, a salué la décision du tribunal, tandis que la vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a déclaré qu'il s'agissait d'une victoire pour son pays.

"Comme la Cour l'a clairement indiqué, il est interdit au Venezuela d'annexer ou d'empiéter sur le territoire guyanais ou de prendre toute autre mesure – quel que soit le résultat de son référendum du 3 décembre – qui modifierait ...
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