Violences à Romans-sur-Isère : la maire ciblée par des menaces de mort, une enquête ouverte

LCI - 01/12
[VIDÉO] - Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère (Drôme), a déposé plainte après avoir reçu des menaces de mort liées à ses prises de position au lendemain du décès du jeune Thomas, à Crépol. Selon nos informations, une enquête a été ouverte par le parquet de Valence pour "menace de mort sur personne dépositaire de l'autorité publique". Les faits sont passibles de cinq ans de prison.

Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère (Drôme), a déposé plainte après avoir reçu des menaces de mort liées à ses prises de position au lendemain du décès du jeune Thomas, à Crépol.
Selon nos informations, une enquête a été ouverte par le parquet de Valence pour "menace de mort sur personne dépositaire de l'autorité publique".
Les faits sont passibles de cinq ans de prison.

La tension ne faiblit pas. Selon nos informations, confirmant celles de l'AFP, la maire LR de Romans-sur-Isère (Drôme), Marie-Hélène Thoraval, a déposé plainte ces derniers jours après avoir reçu des menaces de mort par téléphone. Des coups de téléphone anonymes ont été passés à la mairie, et l'élue a même reçu un message sur son compte Instagram la menaçant de "la décapiter" et de "jongler avec sa tête", toujours d'après nos informations.

L'enquête confiée à la police judiciaire de Valence

Ces menaces sont intervenues après les prises de position publiques de Marie-Hélène Thoraval au lendemain du décès du jeune Thomas, mortellement blessé en marge d'un bal de village à Crépol (Drôme) dans la nuit de 18 au 19 novembre, un drame qui a suscité des tensions dans la région et à Romans, où ce lycéen de 16 ans étudiait. Après ce décès, elle avait notamment appelé à une "prise de conscience" de l'État face à la situation dans les quartiers sensibles du pays, y compris dans sa ville, évoquant "un niveau de délinquance, dont on retrouve les racines dans la radicalisation" ou le "trafic de drogue".

Des messages la traitant de "facho" lui ont alors été envoyés, a-t-elle raconté à l'AFP. Certains lui demandaient si elle "faisait l'objet d'une protection" et si elle était armée pour se défendre, a-t-elle expliqué. Selon nos informations, après la plainte de la maire, le parquet de Valence a ouvert une enquête pour "menace de mort sur personne dépositaire de l'autorité publique". L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Valence. Les faits sont passibles de cinq ans d'emprisonnement.

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L'enquête pour "meurtre en bande organisée" ouverte par le parquet de Valence après la mort de Thomas a, elle, déjà débouché sur la mise en examen de neuf jeunes, dont trois mineurs. Des photos avec identité présentées comme celles des agresseurs de Crépol ont été diffusées sur les réseaux sociaux par des comptes d'ultradroite qui pointent depuis plusieurs jours le quartier sensible de la Monnaie, à Romans, et appellent à la vengeance.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé qu'il demanderait la dissolution de trois groupuscules d'ultradroite, après l'expédition punitive du week-end dernier à Romans, une réaction "ferme" selon lui destinée à éviter "un scénario de guerre civile".

I.N avec le service police-justice de TF1-LCI

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