Procès Bygmalion : un an de prison avec sursis requis en appel contre Nicolas Sarkozy

Ouest France - 30/11
Le parquet général a aussi demandé des peines d’emprisonnement avec sursis (de douze mois à quatre ans) contre neuf autres prévenus au procès de l’affaire des dépenses excessives de la campagne 2012 de l’ex-chef de l’État. Les plaidoiries de la défense doivent se poursuivre jusqu’à jeudi prochain.

Un an de prison avec sursis a été requis ce jeudi 30 novembre à l’encontre de Nicolas Sarkozy, au procès en appel de l’affaire Bygmalion, des dépenses excessives de sa campagne présidentielle perdue de 2012. À la fin d’un réquisitoire à deux voix, les représentants du ministère public ont souligné que l’ancien président « avait enfreint en connaissance de cause » le plafond légal autorisé.

L’ex-locataire de l’Élysée est rejugé au côté de neuf autres prévenus, ex-cadres de l’agence de communication Bygmalion, de l’UMP, de sa campagne ou experts-comptables. Il avait été condamné en première instance à un an de prison ferme aménageable sous bracelet électronique. Le tribunal correctionnel avait souligné dans son jugement qu’il avait « poursuivi l’organisation de meetings » électoraux, « demandant un événement par jour », alors même qu’il « avait été averti par écrit » du risque de dépassement légal, puis du dépassement effectif.

« Un choix délibéré de fuite en avant »

La campagne de Nicolas Sarkozy a été marquée par la « multiplication des meetings » en mars et avril 2012, ont expliqué les avocats généraux, notant un « choix délibéré de fuite en avant », d’« accélération spectaculaire des dépenses ». Cela ne peut s’expliquer selon eux « par l’incompétence des responsables de campagne », ni par une « organisation erratique », mais par la « décision » de « s’aff...
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