VIDÉO - Nouvelles règles des Restos du Cœur : ils ne peuvent plus bénéficier de l'aide alimentaire

LCI - 30/11
[VIDÉO] - David, qui vit au camping avec ses deux enfants, n’ira pas aux Restos du Cœur cet hiver. À quelques euros près, il ne rentre pas dans les nouveaux barèmes, 40% plus stricts que l’an dernier pour cause d’inflation et de baisse des dons. Le magazine de TF1 "Sept à Huit Life" se penche sur ces recalés qui trouvent refuge dans d’autres associations, à leur tour submergées.

David, qui vit au camping avec ses deux enfants, n’ira pas aux Restos du Cœur cet hiver.
À quelques euros près, il ne rentre pas dans les nouveaux barèmes, 40% plus stricts que l’an dernier pour cause d’inflation et de baisse des dons.
Le magazine de TF1 "Sept à Huit Life" se penche sur ces recalés qui trouvent refuge dans d’autres associations, à leur tour submergées.

David, 50 ans, élève seul ses deux enfants de 11 et 14 ans. Depuis 2017, il vit dans un camping à douze kilomètres de Pornic (Loire-Atlantique) dans un mobile-home acheté 2000 euros. Dans le reportage de "Sept à Huit Life" à retrouver en tête de cet article, le père de famille arpente les couloirs étroits de la petite habitation, et dévoile les chambres exiguës de ses enfants. "Entre le RSA, les prestations familiales, et la pension alimentaire, je touche un total de 1265 euros par mois", confie David. 

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À soixante euros près, David serait encore bénéficiaire. Les Restos du Cœur, qui distribuent un tiers de l'aide alimentaire en France, sont cette année en grande difficulté. Pour éviter de mettre la clé sous la porte, l'association a été contrainte de revoir ses barèmes d'admission, 40% plus stricts que l’an dernier pour cause d’inflation et de baisse des dons. "Je vais devoir faire attention à tout ce que je fais, et réfléchir à comment rééconomiser pour les trajets en voiture, pour les courses, pour tout", se désole David. À Pornic, sur 192 demandeurs, 25 ont déjà été refusés cette année. 

En avril, David pouvait gagner jusqu'à 3000 euros par mois grâce à la micro-entreprise qu'il avait fondée. "J'étais chauffeur de pelle mécanique, de tout type d'engin. Mais plus ça allait, plus j'avais du mal à conduire. Je me rigidifiais", se souvient-il. Le père de famille a dû arrêter de travailler, ordre du médecin qui lui soupçonne une fibromyalgie, une maladie évolutive handicapante. "Si je pouvais repartir au boulot, je le ferais tout de suite (...) mes enfants sont ma plus grande priorité", lâche-t-il en pleurs. 

30% de nourriture en moins par personne

"Attention, il y aura peut-être des frustrations parce qu'ils vont trouver que les paniers sont un peu vides", annonce le responsable de l'association. Autre mauvaise nouvelle à Pornic, au premier jour de la campagne d'hiver : les bénévoles sont désormais contraints de distribuer 30% de nourriture en moins par personne. Ainsi, les bénéficiaires qui remplissent encore les critères disposent de moins de points pour choisir les produits présents dans les rayons. "Avant c'était douze points, c'est maintenant réduit à huit", explique une bénévole. "Avec quatre points de plus, cette bénéficiaire aurait pu avoir un autre paquet de gâteau", ajoute-t-elle. 

Autre changement : des produits qui ne nécessitaient pas de points, notamment le lait, le sucre, ou le café, sont désormais décomptés. "C'est la base, je trouve ça choquant", réagit une autre bénévole, interrogée par l'équipe de "Sept à Huit Life". À Pornic, les Restos du Cœur sont la seule association de distribution alimentaire. Regardez ce reportage en intégralité dans la vidéo en tête de cet article. 

M.T | Reportage "Sept à Huit Life"

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