Emmanuel Macron s'est envolé ce jeudi pour Dubaï (Émirats arabes unis), où il doit passer deux jours à la COP28 sur le climat, vendredi 1er et samedi 2 décembre. L'agenda du président de la République est fait de plusieurs réunions sur des thèmes comme le verdissement du transport maritime ou les forêts et océans, d'entretiens avec de nombreux chefs d'État, et il prononcera un discours vendredi soir. Un programme qui permettra au locataire de l'Élysée de "marquer que l'engagement pour la transition verte et notre engagement pour la réalisation des objectifs de Paris est entier", a fait savoir le Palais.
Emmanuel Macron compte pousser plus particulièrement en faveur de l'abandon des centrales à charbon dans les pays émergents. "Le cœur du sujet, ce sera de compléter l'engagement de la communauté internationale" pour faire cesser le financement privé de nouvelles centrales à charbon, a fait savoir l'Élysée. Selon l'entourage du chef de l'État, il faut "créer les incitations au niveau international pour que la finance privée, qui aujourd'hui se concentre sur le charbon, puisse être redirigée vers les énergies alternatives".
"Nous savons que nous ne pouvons atteindre la neutralité carbone, ni même réussir à atteindre nos objectifs de Paris d'ici la fin du siècle, qu'il s'agisse de 1,5 degré voire même de 2 degrés si nous n'accélérons pas la sortie du charbon", estime l'Élysée. "Il faut se donner à la fois les moyens de déployer des énergies propres en relève des centrales à charbon, mais il faut donc s'en donner les moyens financiers et définir un pacte qui permet d'accélérer l'extinction des centrales à charbon."
L'un des objectifs de la France sera donc de demander le triplement des capacités d'énergie renouvelable d'ici à 2030, et le triplement des capacités de production d'électricité nucléaire d'ici à 2050. L'Élysée a fait savoir que "la transition écologique doit se faire sur 3 axes" : consommation d'énergie maîtrisée, déploiement accéléré d'énergies renouvelables et recours à l'énergie nucléaire.
Aussi, Emmanuel Macron travaillera à Dubaï à la "mise en œuvre universelle de la taxation du fioul lourd pour les transporteurs maritimes", et avec le président brésilien Lula, il discutera du "développement soutenable des régions tropicales ou des régions qui disposent de forêts tropicales, de ressources, de biodiversités qui sont essentielles à l'atteinte de nos objectifs climatiques".
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Par ailleurs, à l'issue de l'événement, le président de la République fera étape au Qatar, samedi. Il rencontrera l'émir de ce pays qui joue un rôle-clé dans la libération d'otages retenus par le mouvement islamiste palestinien Hamas depuis son attaque contre Israël du 7 octobre. Emmanuel Macron devrait également avoir des entretiens avec plusieurs dirigeants de la région en lien avec le conflit au Proche-Orient, dont son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, celui des Émirats, Mohammed ben Zayed al-Nahyane, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, ou encore le président israélien, Isaac Herzog.
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