Son action à la chancellerie a souvent été mise en avant par la défense d’Éric Dupond-Moretti durant son procès pour prise illégale d’intérêts. Montrant que, même en partie entravée par ses ennuis judiciaires, elle avait été au-delà de « tout ce qui avait été fait » avant, avec des réformes ou des budgets historiques. Et pour convaincre que sa priorité était sa « volonté de réussir son ministère » dès sa nomination place Vendôme, en juillet 2020, malgré des relations exécrables avec les magistrats. Une volonté réformatrice globalement reconnue, mais aux résultats contrastés.
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Sa première réussite restant sans aucun doute l’obtention d’une augmentation de budget de 8 % chacune des trois premières années et encore de 5,3 % pour 2024, passant ainsi la barre symbolique des 10 milliards d’euros. La loi de programmation justice, votée en octobre, acte la poursuite de cette trajectoire budgétaire haussière qui va frôler les 11 milliards en 2027.
De nouveaux moyens en réponse à une demande forte des magistrats et greffiers qui se sont mobilisés massivement fin 2021 « contre une justice au rabais » et pour des « améliorations urgentes de leurs conditions de travail ». Cela s’est traduit par la promesse de créer 10 000 emplois sur le quinquennat, dont 1 500 postes supplémentaires de magistrats et au moins autant de greffiers, 1 100 attachés de justice, etc. L’objectif étant « d’alléger la charge de travail à laquelle font face les juridictions, tout en raccourcissant les délais de jugement au bénéfice des justiciables », aime rappeler Éric Dupond-Moretti.
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