Assises de la mer. Comment le transport à la voile français veut passer au stade industriel

Ouest France - 29/11
Une table ronde des Assises de l’économie de la mer à Nantes a réuni plusieurs acteurs du transport vélique tricolore. Les avancées sont appréciées, mais les défis demeurent nombreux. La crainte de rater l’échelle industrielle est bien présente.

Le transport à la voile tricolore commence à prendre forme. Mardi 28 novembre, le voilier Grain de Sail 2 est arrivé à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), en provenance de son chantier vietnamien. Il y a 3 semaines, c’est le Neoliner qui commençait à émerger de son chantier naval turc. Début octobre, le cargo Canopée, qui transporte la fusée Ariane 6, avait été baptisé à Bordeaux.

La sortie de la phase prototypes pour avoir de véritables navires fait du bien à la filière, réunie aux Assises de l’économie de la mer (organisées par Ouest-France et le marin) à Nantes, ce mercredi 29 novembre.

Emmanuel Schalit, directeur d’Ayro, l’entreprise qui a fabriqué les ailes de Canopée, se réjouit :  les économies de carburant de 30 % à 50 %, ce sont des mesures directes, ce ne sont plus des études . Pour autant, il n’élude pas les défis à venir :  on sait que les capacités industrielles vont mettre du temps à venir .

 Le surcoût du vélique est d’environ 20 % à 30 %. C’est important, car on n’est pas encore à la phase industrielle , abonde Philippe Renaudin, directeur de la filière maritime chez Banque Populaire Grand Ouest (BPGO).

Ne pas faire comme l’éolien

Un spectre plane sur ce jeune secteur, celui de l’éolien en mer. Une aventure industrielle totalement  ratée par la France. Ici on produit combien ? 50 pâles sur les 400 000 produites chaque année dans le monde ? , raille Laurent Vatey, ...
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