La victoire électorale éclatante du leader d'extrême droite néerlandais Geert Wilders a peut-être provoqué une onde de choc au sein de l'élite politique européenne, mais dans l'une des régions les plus pauvres du pays, son message populiste fait mouche.
À Oud Crooswijk, au cœur de la ville portuaire de Rotterdam, de nombreux habitants déclarent qu'après des années de lutte pour joindre les deux bouts, ils souhaitent voir Wilders, aux cheveux peroxydés et enflammé, à la tête du pays.
Les souvenirs des racines ouvrières du quartier sont omniprésents. Une ancienne brasserie Heineken se dresse à sa limite sud-ouest, tandis que d'innombrables abattoirs et un ancien dépôt de tramway ont cédé la place à des logements sociaux vieillissants de quatre étages.
Dans ce soi-disant "quartier populaire" d'environ 8.000 habitants, beaucoup ont déclaré à l'AFP avoir voté pour Wilders et son Parti de la liberté (PVV), d'extrême droite.
"Je suis à 80% pour Wilders", a déclaré Rashida, 47 ans, à l'AFP alors qu'elle quittait la banque alimentaire locale sur la pr...
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