Face au climat, « nous avons un temps de retard », analyse Robert Vautard

Emilie Petit - 20minutes - 29/11
Alors que la COP28 s'ouvre demain, à Dubaï, « 20 Minutes » est allé à la rencontre du nouveau co-président du groupe I du Giec, Robert Vautard, pour parler climat et faire le point sur les grands enjeux de demain
Ce moment où Robert Vautard a pris peur face à la réalité de la crise climatique — 20 Minutes
  • Élu co-président du groupe I du Giec en juillet dernier, le climatologue français, Robert Vautard, a pris la suite de la paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte.
  • Alors que la COP28 débute demain, à Dubaï, où des négociations devraient s’ouvrir sur la base de l’accord de Paris, le climatologue revient sur cet objectif fixé à +1,5 degré maximum qui semble impossible à tenir.
  • Spécialiste des phénomènes climatiques extrêmes, le chercheur alerte aussi sur le manque de préparation des populations aux vagues de chaleur et aux inondations hors norme à venir.

Il est, depuis cet été, le « nouveau Valérie Masson-Delmotte ». Élu co-président du groupe I du Giec* en juillet dernier, le climatologue français, Robert Vautard, a pris la suite de la plus connue des paléoclimatologues françaises. Un poste qu’il raconte avoir d’abord hésité à solliciter. Mais « si je n’y avais pas trouvé de sens, je ne l’aurais pas fait » assure-t-il.

Après avoir travaillé, de 2017 à 2021, à la coordination de la Convention nationale sur les services climatiques pour le ministère de la Transition écologique, il coprésidait, depuis deux ans, le groupe régional d’expertise sur le changement climatique et la transition écologique en Ile-de-France (Grec). Il planche désormais, avec les auteurs du Giec, sur un premier rapport sur l’adaptation des villes au changement climatique.

À la veille de l’ouverture de la COP28 à Dubaï, 20 Minutes s’est rendu en terre d...
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