Laisser dormir son argent sur un compte courant revient à en perdre, en particulier en période de forte inflation comme celle que nous connaissons actuellement. Si sa valeur numéraire reste inchangée, sa valeur réelle diminue. Pour lutter contre cette dépréciation, mais aussi faire fructifier son capital, il est nécessaire d’investir. Un domaine dans lequel tous les Français ne sont pas égaux. Un professionnel pourra les aiguiller, mais il est parfois rassurant de se concentrer sur les produits que l’on connaît. C’est une erreur, car il est plus intéressant et prudent de diversifier ses investissements. D’où l’intérêt de connaître les différents types.
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La pierre est toujours considérée comme une valeur sûre et l’investissement immobilier est donc sans doute le plus connu. Le simple fait d’être propriétaire est plus rentable que d’être locataire puisqu’on se constitue un patrimoine au fil de l’eau. L’investissement locatif est aussi un grand classique. Son rendement peut cependant être très différent selon la ville et le type de bien.
Au-delà du simple achat pour collecter un loyer, l’investissement pour rénover s’est largement développé ces dernières années. Différentes aides ont été mises en place pour inciter les investisseurs et acheteurs à réhabiliter l’ancien, que ce soit pour louer ou habiter. On peut ainsi citer le dispositif Pinel, les aides comme MaPrimeRenov’ ou l’éco-prêt à taux zéro.
Ces opérations demandent cependant des fonds importants et un travail de gestion significatif. Il est en revanche possible de profiter du secteur immobilier à moindre coût via les SCPI (société civile de placement immobilier). Elle consiste à investir dans une société non-cotée en bourse avec d’autres personnes. La SCPI pourra ensuite acquérir et gérer un patrimoine immobilier, et en redistribuer les bénéfices aux investisseurs. On parle communément d’investissement « pierre-papier ».
Investir "en bourse" est une expression qui recouvre de nombreuses réalités. Il s’agit principalement d’acquérir des parts d’une entreprise sous la forme d’actions, ou une partie de la dette d’une société, d’un État ou d’une collectivité, sous la forme d’une obligation. La première permet de miser sur une hausse de la valeur de l’entreprise, la seconde de percevoir des intérêts.
Il est tout à fait possible de se constituer un portefeuille d’actions et d'obligations personnel. Mais les profanes ont intérêt à passer par une banque ou un gestionnaire de patrimoine. L’objectif est, selon le profil d’investisseur, de répartir les fonds entre placements à risques et plus sécurisés.
Il existe de nombreux fonds différents, plus ou moins risqués. Ils se caractérisent parfois par le type d’entreprises financées. On trouve ainsi de plus en plus d’investissements "responsables" ou portant sur l’innovation. Des domaines qui pourraient bientôt connaître des évolutions fiscales favorables. Il est déjà possible de bénéficier d’avantages fiscaux via un Plan épargne en actions. Ce produit réglementé finance uniquement des entreprises européennes.
Quand on parle d’épargne, on pense généralement au livret A ou aux autres produits du même type : livret d’épargne populaire, livret de développement durable et solidaire, livret jeune… Bien qu’ils génèrent des intérêts, il est difficile de les considérer comme un investissement. Leur plafond et le mode de calcul de leur taux ne permettent pas d’obtenir des gains significatifs. Ils sont même souvent négatifs par rapport à l'inflation. Leur intérêt principal et la disponibilité des fonds.
Mais on peut aussi inclure dans l’épargne l’assurance-vie. Celle-ci est alimentée sur le long terme et permet ensuite de toucher des rentes. Elle protège ainsi contre les accidents de la vie, les héritiers en cas de décès, et constitue un complément appréciable quand vient la retraite.
On trouve également des produits mêlant divers types d’investissements. Cela permet de limiter leur sensibilité aux variations du marché. On peut par exemple citer les OPCI (Organisme de Placement Collectif Immobilier)...
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