L'espoir continue au Proche-Orient. Après sept semaines de cauchemar, onze nouveaux otages, dont trois franco-israéliens, aux mains du Hamas depuis l'offensive sanglante du 7 octobre, ont été libérés dans la soirée du lundi 27 novembre dans le cadre de la trêve adoptée par l'organisation islamiste et Israël. Un accord qui devrait encore être prolongé au-delà du délai initialement prévu.
Libération de trois franco-israéliens. Onze otages israéliens ont été relâchés de la bande de Gaza, dont trois ayant la double nationalité française. Il s'agit d'Erez et Sahar Kalderon, âgés de 12 et 16 ans, et d'Eitan Yahalomi, dont la grand-mère n'avait cessé d'appeler à la libération. Les otages ont d'abord été soumis à de premiers examens médicaux organisés par la Croix-Rouge sur place. Ils ont ensuite pris la direction du terminal de Rafah, point de passage entre le territoire enclavé et l'Égypte voisine, où ils ont été transférés vers un hôpital de Tel Aviv pour un bilan de santé, a annoncé le ministre de la Santé israélien. Ils seront ensuite accompagnés par des militaires israéliens pour être réunis à leurs familles respectives.
Quatre Français toujours captifs. Emmanuel Macron s'est dit "extrêmement heureux" de la libération des trois mineurs binationaux. "Nous restons pleinement mobilisés pour obtenir la libération de tous les otages", a toutefois ajouté le président de la République. Cinq autres ressortissants français sont toujours "disparus ou otages" dans le territoire enclavé, a en effet rappelé la ministre des Affaires étrangères sur notre antenne. L'"immense joie" des proches d'Erez et Sahar Kalderon est "incomplète", car le père des deux enfants reste aux mains des terroristes, comme l'ont souligné les avocats de la famille.
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Liesse de courte durée en Cisjordanie. En échange de ces otages, 33 prisonniers palestiniens ont été libérés, y compris Mohamed Abou al-Humus, un jeune activiste. "Je ne peux pas décrire ce que je ressens. C'est une joie indescriptible", a-t-il dit en rentrant chez lui à Jérusalem-Est où il a étreint sa mère et l'a embrassée sur la main. Mais en Cisjordanie occupée, où les prisonniers libérés sont arrivés dans un autocar blanc, les célébrations ont été de courte durée. Un jeune Palestinien, dont l'identité n'a pas été confirmée, a été "tué par balle" lors de violents heurts sur place avec les forces israéliennes à proximité, a indiqué le ministère palestinien de la Santé.
La trêve reconduite. Tandis que ce groupe d'otages devait être le dernier dans la cadre de l'accord de trêve entre Israël et le mouvement islamiste palestinien, des discussions étaient en cours lundi pour l'étendre. Après d'intenses négociations, les États-Unis et le Qatar ont finalement indiqué hier après-midi que la trêve sera prolongée de deux jours, jusqu'à jeudi matin et "selon les mêmes conditions". Soit, un ratio d'un otage libéré pour trois prisonniers, a indiqué dans un communiqué le porte-parole de la diplomatie qatarie, Majed Bin Mohammed Al-Ansari. Ce délai devrait permettre la libération d'environ 20 otages et 60 prisonniers palestiniens supplémentaires.
Situation "catastrophique" à Gaza. La prolongation de la trêve doit aussi permettre l'entrée de nouveaux camions chargés d'aide humanitaire dans la bande de Gaza, assiégée et dévastée par sept semaines de bombardements israéliens. "La situation humanitaire à Gaza reste catastrophique et nécessite l'entrée urgente d'une aide supplémentaire, et ce, de manière fluide, prévisible et continue pour soulager les souffrances insupportables des Palestiniens à Gaza", a déclaré dans la nuit l'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland. Au total, plus de la moitié des logements du petit territoire palestinien ont été endommagés ou détruits, selon l'ONU, et 1,7 million des 2,4 millions d'habitants ont été déplacés.
La guerre va "continuer". Tandis que l'armée et le gouvernement sont sous pression par la société civile pour libérer d'autres otages, ils ne cessent de réitérer leur intention de reprendre à terme les combats afin de "détruire" le Hamas et de juguler toute "menace" venant de la bande de Gaza. Une volonté qui sera désormais largement financée. Le gouvernement du Premier ministre s'est mis d'accord dans la nuit sur une rallonge "de guerre" de 30,3 milliards de shekels, soit 7,5 milliards d'euros.
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