Ratonnade, tentative de ratonnade, ou « rassemblement pacifique »…. Après la mort de Thomas à Crépol, les réseaux sociaux et les politiques se sont fait l’écho des tensions avec l’extrême droite ce week-end, que ce soit à Romans-sur-Isère ou à Rennes. Qu’est-ce qui relève d’une ratonnade ? Et quelles sont les dynamiques racistes à l’œuvre ? On fait le point avec l’historienne Sylvie Thénault, directrice de recherche CNRS, spécialiste de la colonisation en Algérie et de la guerre d’indépendance algérienne.
Le terme est construit sur le mot raciste « raton », qui désigne un petit rat à l’origine, puis est devenu au XIXe siècle un terme argotique utilisé pour qualifier un enfant entraîné à voler. « A partir de l’entre-deux-guerres, on rencontre le terme comme désignant ce qu’on appelait à l’époque les Nord-Africains », souligne l’historienne. Après 1945, il est particul...
[Courte citation de 8% de l'article original]