Après les violences à Romans-sur-Isère, on fait le point sur les ratonnades

Emilie Jehanno - 20minutes - 27/11
L’historienne Sylvie Thénault, directrice de recherche CNRS, spécialiste de la colonisation en Algérie, éclaire l'usage du terme de ratonnade
Capture d'écran d'une publication sur X, posté depuis un compte d'extrême droite, et montrant une vidéo « d'une centaine de personnes » se dirigeant vers le quartier de La Monnaie « prêts a en découdre pour venger Thomas ». — Capture d'écran/X
  • Ce week-end, Romans-sur-Isère a été le théâtre de tensions et d’affrontements avec l’extrême droite.
  • Le terme de « ratonnade » revient dans le débat pour qualifier les événements de Romans ou un défilé de militants d’extrême droite à Rennes.
  • On fait le point sur l’usage du terme avec l’historienne Sylvie Thénault.

Ratonnade, tentative de ratonnade, ou « rassemblement pacifique »…. Après la mort de Thomas à Crépol, les réseaux sociaux et les politiques se sont fait l’écho des tensions avec l’extrême droite ce week-end, que ce soit à Romans-sur-Isère ou à Rennes. Qu’est-ce qui relève d’une ratonnade ? Et quelles sont les dynamiques racistes à l’œuvre ? On fait le point avec l’historienne Sylvie Thénault, directrice de recherche CNRS, spécialiste de la colonisation en Algérie et de la guerre d’indépendance algérienne.

Le terme est construit sur le mot raciste « raton », qui désigne un petit rat à l’origine, puis est devenu au XIXe siècle un terme argotique utilisé pour qualifier un enfant entraîné à voler. « A partir de l’entre-deux-guerres, on rencontre le terme comme désignant ce qu’on appelait à l’époque les Nord-Africains », souligne l’historienne. Après 1945, il est particul...
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