L'espoir continue au Proche-Orient. Après sept semaines de cauchemar, 17 nouveaux otages, aux mains du Hamas depuis l'offensive sanglante du 7 octobre, ont été libérés dans la soirée du samedi 25 novembre dans le cadre d'un accord trouvé entre l'organisation islamiste et Israël. En contrepartie, 39 prisonniers palestiniens sont rentrés dans les territoires palestiniens et la trêve dans la bande de Gaza a permis l'acheminement de l'aide humanitaire.
Libération de 17 otages. Au terme d'une longue attente, 13 Israéliens ainsi que quatre Thaïlandais - non concernés par cet accord - sont arrivés hier soir en Israël. Il s'agit de familles et d'enfants isolés, tous enlevés au kibboutz Beeri, auxquels s'ajoute une jeune femme de 21 ans qui participait au festival de musique Tribe of Nova. Comme hier, leur libération a eu lieu après de premiers examens médicaux organisés par la Croix-Rouge sur place. Les otages ont ensuite pris la direction du terminal de Rafah, point de passage entre le territoire enclavé et l'Égypte voisine, où ils ont ensuite été transférés vers la base aérienne de Hatzirim, en Israël. Les personnes "se sont soumises à une évaluation médicale initiale", a indiqué l'armée israélienne dans un communiqué. Une d'entre elles a été hospitalisée, et les autres devaient retrouver leurs familles.
Un échange au dernier moment. Contrairement à vendredi, le début de l'échange entre Israël et le Hamas a longtemps été reporté. Et a fait craindre une rupture de l'accord. Alors que tout semblait ficelé, le groupe islamiste palestinien a accusé Israël de manquements dans le respect de l'accord, réclamant notamment l'entrée de davantage de "camions d'aide humanitaire dans le nord de la bande de Gaza" et le respect des "critères de sélection" pour la libération des prisonniers palestiniens. L'État hébreu avait alors démenti tout manquement, menaçant de rompre l'accord. Finalement, peu avant minuit - l'heure limite pour respecter l'accord avec Israël - le Hamas avait remis les otages au Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
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Liesse en Cisjordanie. En échange de ces 17 otages, 39 prisonniers palestiniens ont été libérés tard dans la soirée. Le groupe est composé uniquement de femmes ou de jeunes de moins de 19 ans. De quoi provoquer des scènes de liesse en Cisjordanie occupée, où des convois de voitures surmontées de drapeaux des différents mouvements palestiniens, Hamas en tête, ont défilé dans les rues, escortant un bus de la Croix-Rouge transportant les prisonniers libérés. À Jérusalem-Est, occupée par Israël depuis 1967, toute célébration avait en revanche été strictement interdite. Les membres des forces de sécurité israéliennes casqués et armés étaient particulièrement nombreux dans la maison d'Israa Jaabis, 39 ans, la prisonnière la plus connue de la liste.
Un répit pour Gaza. Les combats ont pris fin dans la bande de Gaza, soumise à un siège total d'Israël depuis le 7 octobre. Pour le deuxième jour consécutif, des cargaisons, dont l'entrée depuis l'Égypte est soumise au feu vert israélien, ont donc pu arriver au compte-gouttes dans l'enclave palestinienne. Au total, 248 camions d'aide humanitaire sont entrés dans le territoire depuis l'entrée en vigueur de la trêve, selon les chiffres de l'ONU. Parmi eux, 61 véhicules ont acheminé du matériel médical, de la nourriture et de l'eau dans le nord du territoire. Par ailleurs, onze ambulances, trois autocars et un véhicule à plateau ont été livrés à l'hôpital Al-Shifa "pour aider aux évacuations", précise dans un communiqué l'agence des Nations Unies chargée de la coordination humanitaire (OCHA). "Plus la trêve durera, plus les organisations humanitaires seront en mesure d'envoyer de l'aide à l'intérieur et à l'extérieur de la bande de Gaza", a ajouté l'OCHA, remerciant le Croissant-Rouge palestinien et le Croissant-Rouge égyptien.
La guerre continue. Alors que les yeux sont rivés sur la bande de Gaza, les violences flambent en Cisjordanie occupée. Six Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne dans ce territoire occupé depuis 56 ans par Israël, selon le ministère palestinien de la Santé. Parmi eux, quatre sont morts à Jénine, ce bastion des groupes armés palestiniens. Cela a eu lieu lors d'une incursion de nombreux blindés dans la ville, théâtre récemment du raid israélien le plus meurtrier en Cisjordanie depuis près de 20 ans, qui avait fait 14 morts, selon l'ONU. Des témoins o...
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