Les Français n’aiment pas l’interprétation anglaise de Napoléon.
Ou du moins, ce n’est pas le cas des critiques françaises.
L'air sombre et maussade sous un énorme bicorne, Joaquin Phoenix jette un regard noir sur des affiches partout à Paris, faisant la promotion du film de Ridley Scott qui offre la dernière réincarnation du héros français dont le nez - comme l'a délicieusement écrit un critique - se dresse toujours au milieu du français. vie politique deux siècles après sa mort.
Pourtant, alors que les critiques britanniques et américains étaient élogieux, les critiques français le considéraient comme paresseux, inutile, ennuyeux, provoquant des migraines, trop court et historiquement inexact. Et ce n’est que pour commencer.
Le critique du quotidien de gauche Libération a qualifié le film non seulement de laid, mais aussi de vide de sens, ne postulant rien et « très sûr de son inanité ». La critique du Monde estime que si la vision du réalisateur avait un mérite, c’était bien celui de la « simplicité » – « un montage alternant entre la vie amoureuse de Napoléon et ses exploits militaires ».
Le Figaro de droite a pris de nombreuses positions dans sa couverture haletante, profitant de l'occasion pour publier un magazine en édition spéciale de 132 pages sur Napoléon, ainsi que plus d'une douzaine d'articles, dont un sondage auprès des lecteurs et un test de connaissances sur Napoléon. L'extrait le plus mémorable du journal est celui de Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon, une organisation caritative dédiée à la recherche historique : il considère la version de Napoléon de Phoenix — comparée à plus de 100 autres acteurs qui ont joué le rôle — « un peu ...
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