«Fort avec les faibles, faible avec les forts» – la chronique de David Lisnard

L'Opinion - 22/11
C’est à un examen de conscience de notre propre époque que nous invitent les vers de Baudelaire dans son « Examen de minuit » :

C’est à un examen de conscience de notre propre époque que nous invitent les vers de Baudelaire dans son « Examen de minuit » :

« Nous avons, pour plaire à la brute, Digne vassale des Démons, Insulté ce que nous aimons Et flatté ce qui nous rebute ;Contristé, servile bourreau, Le faible qu’à tort on méprise ; Salué l’énorme bêtise, La Bêtise au front de taureau… »

Qui est donc désormais « le faible qu’à tort on méprise, » et, face à lui, qui est le fort ?

Le fort, ce n’est pas le bon élève, mais ceux qui le harcèlent, si longtemps laissés dans l’impunité au nom du « pas de vague » et de la « bienveillance » ô combien sélective !).

Le fort, ce n’est assurément pas notre concitoyen juif injurié, menacé, et parfois agressé, qui se sent obligé, dans la France d’aujourd’hui, de cacher sa religion, son domicile et jusqu’à son identité ; « le fort », c’est son agresseur et sa meute, y...
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