Les blessures des manifestations contre Dina Boluarte ne sont pas encore cicatrisées

Elmer Mamani - La República - 19/11
La Joya, à Arequipa, a été l'un des centres de protestation contre le gouvernement actuel. La República s'est entretenue avec trois blessés dont la vie a été dramatiquement affectée par les balles. Deux d'entre eux sont handicapés suite à la répression policière. Ils précisent qu'ils n'ont pas participé aux mobilisations sociales de janvier dernier.

Le bras gauche de Bernardino Catasi Visa, 37 ans, est quasiment inutile. Utilisez une écharpe pour le soutenir. Le Conseil national pour l'intégration des personnes handicapées (Conadis) lui a délivré sa carte d'invalidité le 2 août. Un projectile est entré au niveau de son omoplate et est ressorti au niveau de son épaule gauche. Le 22 janvier 2023, le pays était en chaudron à cause des protestations contre le gouvernement de Dina Boluarte, à qui on a demandé de démissionner. Ce jour-là, à 14h20, des affrontements ont eu lieu à La Joya, un quartier situé à 45 minutes de la ville d'Arequipa.

La police et les soldats ont défendu une tentative d'occupation du commissariat, autour de la place du secteur El Triunfo (La Joya).

Un impact de balle a brisé son humérus. «C'était comme une injection. Les gens disaient : « s’il vous plaît, ne tirez pas ». Beaucoup de sang a commencé à couler et les gens couraient (…) En désespoir de cause, j'ai dit à un jeune homme de me faire un garrot. Je suis allé à la Panamericana (Sud) et une voi...
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