"J’ai mal au dos", qui n’a jamais prononcé cette phrase au moins une fois ? Derrière cette formule plutôt courante, se cache une large gamme de pathologies différentes. De la "cervicalgie" pour la nuque, la "dorsalgie" pour le haut du dos à la "lombalgie" ou "tour de rein" pour le bas du dos… Toutes font référence à des maux de dos qui peuvent être d’origines musculaires, inflammatoires, nerveuses ou encore tumorales. En France, le mal de dos est un problème courant : près de quatre personnes sur cinq souffriront un jour de lombalgies, d’après l’Assurance Maladie. "Ces dernières représentent le deuxième motif de recours au médecin traitant et la troisième cause d’admission en invalidité pour le régime général", renseigne par ailleurs un rapport de l’INRS publié en 2022. Quelles sont les causes de ces douleurs dont se plaignent aussi bien les adultes que les enfants ?
Lire aussi
Que faire pour éviter le mal de dos ?
Si l’on en croit une étude australienne publiée dans la revue scientifique Lancet Rheumatology en mai 2023, 834 millions de personnes souffriront de lombalgies en 2050, soit une progression de plus de 30 % par rapport au cas enregistrés en 2020 (619 millions). Un véritable fléau de société, qui en plus de générer de nombreux arrêts de travail, peut avoir des conséquences parfois graves sur la santé. Généralement, le mal de dos se traduit par des douleurs sourdes et lancinantes, parfois aiguës, qui augmentent en cas de mouvement de la colonne vertébrale. Il n’est pas rare qu’elles se délocalisent dans les bras ou longent la jambe en partant de la fesse : c’est la fameuse sciatique et ses décharges électriques infernales.
Bien qu’elle puisse freiner l’exécution de nos tâches quotidiennes, la lombalgie commune disparaît en moins de quatre à six semaines dans 90 % des cas, assure l’Assurance Maladie. Du paracétamol ou des anti-inflammatoires peuvent être proposés dans le traitement du mal de dos. Toutefois, lorsque cette lombalgie dure depuis plus de trois mois, alors elle est chronique et une prise en charge s’impose. Hautement invalidantes, ces douleurs peuvent induire une perte de mobilité et affecter la santé mentale des patients, plus enclins à souffrir de dépression, d’anxiété ou de trouble du sommeil.
Si le mal de dos est répandu, il ne doit pas non plus être pris à la légère. Il est préférable de consulter son médecin traitant, qui vous prescrira le traitement le plus adapté ou vous redirigera vers un spécialiste. À ce propos, plusieurs options s’offrent à vous. Le masseur-kinésithérapeute, par exemple, va d’abord interroger le patient sur ses habitudes de vie, déceler d’éventuelles anomalies comme une hernie discale, afin de faire travailler les articulations et les muscles du dos. L’ostéopathe, quant à lui, peut-être consulté pour soulager les douleurs lombaires.
Autre choix possible, le rhumatologue sera généralement conseillé en cas de lombalgie chronique. Après avoir identifié les causes du mal du dos, un bilan postural ou une chirurgie dorsale pourra être envisagé. Pour rappel, certains secteurs comme le transport, l’aide et soins à la personne, le commerce ou encore le bâtiment, qui nécessite le port de charge lourde ou un travail physique intense, favorise les douleurs, rappelle l’Assurance Maladie sur son site. Mais si l’activité professionnelle peut être un facteur aggravant, elle peut aussi s’avérer une solution pour renforcer les muscles dorsaux et empêcher la douleur de s’installer.
"Le bon traitement, c’est le mouvement". Ce slogan de sensibilisation sur la lombalgie a longtemps été diffusé par les autorités sanitaires sur nos ondes. Si le repos au lit a longtemps été recommandé aux patients, on sait désormais que l’inactivité peut aggraver les douleurs. "Une reprise rapide des activités de la vie quotidienne est recommandée pour retrouver ses fonctions musculaires, car la reprise progressive des activités physiques favorise d’autant la guérison", peut-on lire encore sur ameli.fr. Vous l’aurez compris, l’ennemi n° 1 du mal de dos, c’est le repos ! Ainsi, tous les mouvements sont bons à prendre : vélo, marche, natation, course, jardinage, a...
[Courte citation de 8% de l'article original]