Pour Ouest-France, Christopher Pratt, co-skipper de Maxime Sorel sur V and B – Monbana – Mayenne, raconte sa Transat Jacques Vabre.
CARNET DE BORD
« Nuit noire. Mal assis (oui, c’est toujours aussi dur le carbone… et franchement, j’ai mal au c**). À mon poste de routage / pilotage / boustifaillage depuis quelques heures. Souris dans la main droite. Télécommande de pilote dans la gauche. Écoute de voile à portée. Prêt à choquer en cas de sortie de route.
Cela fait déjà trois jours que nous enchaînons les bords dans un alizé modéré, mais assez soutenu toutefois pour rendre la vie à bord bien complexe. Il est difficile de tenir debout. La position assise n’est pas simple non plus. Le mieux est encore de rester allongé…
Bien que je ne sois, suis jamais monté dans une navette spatiale, j’imagine que ça doit y ressembler.
Ça me rappelle ce film culte l’étoffe des héros lors duquel les stars de la US Force se faisaient branler dans les premières capsules satellites. Franchement, on ressemble à ça. Ni plus. Ni moins. Juste avant notre avarie de hook, Max proposait d’instaurer une règle : un arrêt de 15 minutes toutes les douze heures juste pour respirer, prendre l’air, humer l’odeur de la mer, voir le soleil. Vœu exaucé. Nos espoirs de tableau d’honneur envolés… comme quoi il faut être vigilant quand on demande !
L’avarie en questio...
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