IVG dans la Constitution, référendum sur l'immigration... Que retenir de la réunion d'Emmanuel Macron à Saint-Denis ?

LCI - 17/11
[VIDÉO] - Emmanuel Macron avait convié les chefs de partis ce vendredi à une nouvelle édition des "rencontres de Saint-Denis". Une réunion, boycottée par certains, lors de laquelle les participants ont conclu à l'impossibilité d'organiser un référendum sur l'immigration en l'état. L'inscription de l'IVG dans la Constitution semble en revanche se rapprocher.

Emmanuel Macron avait convié les chefs de partis ce vendredi à une nouvelle édition des "rencontres de Saint-Denis".
Une réunion, boycottée par certains, lors de laquelle les participants ont conclu à l'impossibilité d'organiser un référendum sur l'immigration en l'état.
L'inscription de l'IVG dans la Constitution semble en revanche se rapprocher.

Le référendum sur l'immigration renvoyé aux calendes grecques. Évoque lors du premier round des "rencontres de Saint-Denis", moment d'échange entre Emmanuel Macron et les chefs de parits, le projet a finalement été abandonné ce vendredi lors de la seconde réunion organisée par le président de la République avec les dirigeants de l'opposition et de la majorité.

"Il n'y aura pas de référendum sur l'immigration", a annoncé Marine Tondelier (EELV) à l'issue du rendez-vous, boudé cette fois par plusieurs dirigeants, qui aura duré neuf heures. Comme le 30 août, les participants se sont retrouvés à la Maison de l'éducation de la Légion d'honneur, à deux pas de la basilique où reposent les rois de France. "Un consensus s'est dégagé autour de la table sur le fait qu'il paraissait compliqué d'élargir la possibilité de tenir des référendums sur des sujets sociétaux tels que l'immigration, tellement les sujets sont larges et clivants", a renchéri Fabien Roussel (Parti communiste). 

L'idée d'un mode de scrutin proportionnel s'éloigne

Emmanuel Macron avait commencé par donner des "informations" sur la situation à Gaza et les "rudes" négociations en cours pour libérer les otages détenus par le Hamas depuis les attaques terroristes contre Israël, a indiqué Fabien Roussel, se refusant à plus des précisions sur des données "confidentielles".

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L'essentiel des discussions aura cependant porté sur les questions intérieures. Plus généralement, les participants n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur l'extension du champ du référendum aux questions de société, comme la fin de vie, ou sur l'abaissement des critères permettant d'organiser un référendum d'initiative partagée (RIP). Sur ce dernier sujet, Emmanuel Macron a "beaucoup écouté", selon le patron du PCF. "L'idée est de savoir à quel niveau on peut faire descendre les seuils", actuellement fixés à 185 parlementaires et environ 4,7 millions de Français, a-t-il ajouté. 

Selon le secrétaire général de Renaissance, Stéphane Séjourné, une majorité des participants s'est en revanche prononcée en faveur de propositions pour un mode de scrutin proportionnel.

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Suivant sa promesse d'inscrire l'interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution, Emmanuel Macron a précisé le calendrier : le texte de loi sera présenté le 13 décembre en Conseil des ministres, puis atterrira au Parlement au premier trimestre 2024, avant une possible réunion du Congrès en mars, où 3/5ᵉ des députés et sénateurs devront avaliser la formulation retenue.

 

Outre le patron des Républicains Éric Ciotti, Olivier Faure (Parti socialiste) et Manuel Bompard (La France Insoumise) ont fait défection vendredi, jetant une ombre sur l'avenir de cet exercice présidentiel destiné à "créer du consensus" dans un pays toujours plus fracturé.

T.G.

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