Bercé doucement sur les genoux de sa mère, une mouche sur le nez, un bébé dort par intermittence dans une tente dans un camp frontalier aride alors que sa famille se prépare à quitter le waypoint pour reconstruire sa vie en Afghanistan.
Dans le camp de transit de Torkham, où les rapatriés chassés du Pakistan transpirent sous une chaleur brûlante pendant la journée et frissonnent toute la nuit, de nombreuses tentes bleues situées au pied des montagnes rocheuses se dressant face à un ciel sans nuages sont déjà vidées.
Des camions surchargés de plusieurs familles, transportant des coussins, des couvertures aux couleurs vives et des ustensiles de cuisine, s'apprêtent à repartir.
Les autorités frontalières affirment qu'au moins 210 000 Afghans, dont beaucoup ont vécu des décennies, voire toute leur vie, hors de leur pays, ont traversé le poste frontière de Torkham depuis que le Pakistan a ordonné à ceux qui n'avaient pas de papiers de partir.
Depuis le camp d'accueil, ils se sont dispersés dans diverses provinces afghanes avec une distribution d'environ 15 000 afghanis (205 dollars), soit...
[Courte citation de 8% de l'article original]