Quelle « reconnaissance » pour les soldats morts à l’entraînement ?

Propos recueillis par Octave Odola - 20minutes - 16/11
Deux militaires français sont morts à l'entraînement la semaine dernière. Depuis la mort de son fils militaire dans des conditions analogues en 2017, Jean-Pierre Woignier se démène pour que la France ne néglige pas ces « oubliés de la nation »
Un soldat français forme des troupes ukrainiennes en France, dans un camp militaire. (Illustration) — AFP
  • La semaine dernière, deux soldats de l’armée française sont décédés en France à l’entraînement.
  • Des décès qui touchent Jean-Pierre Woignier dont le fils François est mort en 2017 à l’entraînement.
  • Avec son association Les Oubliés de la Nation, ce retraité de 69 ans se bat pour une reconnaissance symbolique et juridique des soldats français morts à l’entraînement.

L’armée française est doublement endeuillée. Clément Elard et Mathieu Gayot ont deux points communs. Ils sont militaires et sont décédés respectivement les 9 et 11 novembre à l’entraînement, lors d’une « marche d’aguerrissement » à Tahiti et dans un centre militaire près de Pau. Jean-Pierre Woignier connaît intimement ces situations. Son fils François est décédé en 2017 dans des circonstances analogues*.

Depuis, le retraité se bat pour son petit-fils, âgé de 6 ans lors du drame, et sa belle-fille. Il a fondé en 2017 l’association Les Oubliés de la Nation qui se bat pour obtenir une reconnaissanc...
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