Maître et Commandant à 20 ans : un chef-d'œuvre miraculeux du cinéma d'action

Martin Pengelly - TheGuardian - 14/11
L'aventure de Peter Weir n'a pas trouvé assez de public en 2003 mais sa robustesse à l'ancienne lui a valu une longue vie

« Directement sur eux, M. Mowett.

C’est ce que dit Russell Crowe, dans le rôle du capitaine « Lucky Jack » Aubrey, dans Master and Commander : The Far Side of the World, alors qu’une bataille avec un navire français se profile.

« Directement sur eux, monsieur », répond Edward Woodall, incarnant le sous-lieutenant William Mowett.

Vingt ans plus tard, le film de Peter Weir reste un chef-d’œuvre, un miracle du cinéma d’action puissant, direct et intelligent. Pour paraphraser Ulysses S Grant sur l'art de la guerre (terrestre), en tant que film d'action, Master and Commander est assez simple. Il découvre où se trouve son spectateur, l'atteint dès que possible, le frappe aussi fort que possible et continue d'avancer.

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Grant était laconique mais Lucky Jack le résume. Master and Commander est un film qui leur va droit au but.

Et pourtant, c'est bien plus. Il est basé sur des parties d'un certain nombre de romans, la série Aubrey-Maturin. Patrick O'Brian les a écrits et à sa mort en 2000, il y en avait 20 et un inachevé. La série suit Aubrey et son ami Stephen Maturin, médecin, naturaliste et espion, à travers les guerres napoléoniennes et gravissant les échelons de la Royal Navy.

O'Brian a écrit un monde complexe, un tableau complet de la guerre navale du XVIIIe et du début du XIXe siècle, mêlé d'intrigue...
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