"Les opérations humanitaires cesseront sous 48 heures" à Gaza faute de carburant, prévient l'ONU

LCI - 13/11
[VIDÉO] - L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens s'inquiète de la probable fin des opérations humanitaires dans la bande de Gaza. "Les opérations humanitaires cesseront sous 48 heures, aucun carburant n'étant autorisé à entrer à Gaza", indique ainsi l'Unrwa. L'accès à l'eau potable des Gazaouis pourrait également se compliquer.

L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens s'inquiète de la probable fin des opérations humanitaires dans la bande de Gaza.
"Les opérations humanitaires cesseront sous 48 heures, aucun carburant n'étant autorisé à entrer à Gaza", indique ainsi l'Unrwa.
L'accès à l'eau potable des Gazaouis pourrait également se compliquer.

La pénurie de carburant risque de compliquer encore un peu plus le quotidien des Gazaouis. Ce lundi, le patron de l'agence de l'ONU pour les réfugiés (Unrwa), Thomas White, a prévenu que les "opérations humanitaires cesseront sous 48 heures, aucun carburant n'étant autorisé à entrer à Gaza". Le territoire est assiégé par Israël depuis l'attaque terroriste du Hamas, le 7 octobre, sur le sol de l'État hébreu. Le mouvement islamiste palestinien, qui contrôle l'ensemble de la bande de Gaza, a affirmé un peu plus tôt dans la journée que l'ensemble des hôpitaux du nord de la région étaient "hors service", à cause de ce manque de carburant.

Selon l'ONU, la situation pourrait assoiffer une partie de la population de Gaza. "Ce matin, deux de nos principaux sous-traitants pour la distribution d'eau ont cessé de travailler – ils n'ont plus de carburant -, ce qui va priver 200.000 personnes d'eau potable" dans le petit territoire, a continué Thomas White sur le réseau social X. À Gaza, plus de la moitié des 2,4 millions d'habitants sont déplacés et dépendent désormais totalement de l'aide humanitaire pour survivre.

Des frappes sur les locaux de l'agence de l'ONU

L'agence onusienne a elle-même connu des dégâts dans la bande de Gaza depuis le début du mois du conflit entre Israël et le Hamas. Un de ses locaux, à Rafah, ville du sud de la région où s'entassent désormais 1,5 million de déplacés, a "subi d'importants dégâts" après "trois frappes directes de la marine israélienne", a ainsi indiqué l'Unrwa. Selon elle, des employés internationaux de l'ONU ont quitté le bâtiment seulement 90 minutes avant la frappe. "Aucune victime" n'est toutefois à déplorer parmi les agents du lieu.

Plus de 60 cas de dégâts collatéraux ont été recensés sur les infrastructures de l'Unrwa ces dernières semaines, selon un dernier décompte. L'agence assure pourtant avoir fourni aux différentes parties la localisation précise des bâtiments qu'elle exploite. "Cette attaque prouve une nouvelle fois qu'il n'y a aucun lieu sûr à Gaza : ni le nord, ni le centre, ni le sud", déplore l'organisation. Israël exhorte depuis quelques jours les Palestiniens de la région à fuir vers le sud de l'enclave, présenté comme plus sûr par l'État hébreu.

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La structure de l'ONU estime à 780.000 le nombre de déplacés accueillis dans ses abris à Gaza. Lors des bombardements sur ses bâtiments, "au moins 66 déplacés ont été tués et des centaines [ont été] blessés", décompte-t-elle par ailleurs. Selon ces mêmes chiffres, dans 70% des cas, les infrastructures visées se trouvaient dans le sud de la bande de Gaza.

T.A. avec l'AFP

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