Harvard, Columbia et Penn s'engagent à lutter contre l'antisémitisme sur les campus

New York Times - 11/11
Les universités tentent de répondre aux critiques en interdisant les groupes d’étudiants pro-palestiniens, en condamnant les slogans et en créant des groupes de travail pour lutter contre l’antisémitisme.

Au cours du mois dernier, les présidents d’université ont été malmenés par une cohorte bruyante d’anciens élèves et de professeurs qui les ont accusés de ne pas être assez fermes dans leurs dénonciations de l’antisémitisme à la suite de l’attaque du Hamas contre Israël.

Désormais, dans certaines universités de premier plan qui ont fait l’objet de vives critiques – notamment Harvard, Columbia et l’Université de Pennsylvanie – les présidents tentent de prendre des mesures plus directes pour répondre aux préoccupations concernant l’antisémitisme.

La Colombie a suspendu vendredi deux groupes d’étudiants pro-palestiniens.

Jeudi, à Harvard, la présidente de l’université, Claudine Gay, a condamné l’expression « du fleuve à la mer », qualifiée de source de division et d’antisémite.

À l’Université de Pennsylvanie, la présidente Elizabeth Magill s’est prononcée avec force contre la rhétorique antisémite.

Et les trois universités ont formé des groupes de travail pour lutter contre l’antisémitisme sur les campus.

« Permettez-moi de réitérer ce que moi-même et d’autres dirigeants de Harvard avons dit précédemment : l’antisémitisme n’a pas sa place à Harvard », a écrit le Dr Gay dans un communiqué jeudi. « Même s’il est intimidant de faire face à toute forme de haine, les défis auxquels nous sommes confrontés pour lutter contre l’antisémitisme le sont d’autant plus en raison de sa nature pernicieuse et de ses profondes racines historiques. Mais nous sommes déterminés à travailler dur pour lu...
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