Régulation des contenus : Emmanuel Macron regrette une confiance qui "se réduit" avec Meta, X et Google

LCI - 10/11
[VIDÉO] - Les plateformes Meta, X (ex-Twitter) et Google ne remplissent pas leur mission de régulation des contenus en ligne, a estimé Emmanuel Macron vendredi à Paris. "Quand on me dit qu'il y a 52 modérateurs pour X en langue française, j'ai du mal à considérer que le contenu est modéré", a estimé le président.

Les plateformes Meta, X (ex-Twitter) et Google ne remplissent pas leur mission de régulation des contenus en ligne, a estimé Emmanuel Macron vendredi à Paris.
"Quand on me dit qu'il y a 52 modérateurs pour X en langue française, j'ai du mal à considérer que le contenu est modéré", a estimé le président.

"Ils ne veulent plus jouer". Emmanuel Macron n'a pas épargné ce vendredi les plateformes Meta, X et Google, vis-à-vis desquels "la confiance se réduit". En cause ? Leur mission de régulation des contenus en ligne.

Pour Meta et Google, "le fait qu'aucun "top manager" n'ait été disponible ni à New York en septembre, ni ici à Paris, ça veut dire qu'ils ne veulent plus jouer", a déploré le président français. Ce dernier s'exprimait en ouverture du 5ᵉ sommet de l'appel de Christchurch. Lancé avec la Nouvelle-Zélande après l'attentat dans cette ville néo-zélandaise en mars 2019, cet événement a pour vocation de mieux "lutter contre les contenus terroristes et extrémistes violents en ligne".

"À la seconde où les gens ne sont plus sérieux, on devient moins coopératif"

"Quand on me dit qu'il y a 52 modérateurs pour X en langue française, j'ai du mal à considérer que le contenu est modéré", alors qu'il y a "330 millions de locuteurs en langue française" dans le monde, a-t-il poursuivi. Avant d'ironiser : "ces 52 personnes sont des génies ou ont beaucoup de travail".

"À la seconde où les gens ne sont plus sérieux, on devient moins coopératif", a-t-il martelé. "Quand des entreprises qui s'étaient engagées, nous avaient dit des choses formidables, s'organisent pour ne pas être là et ne font pas ce qu'elles ont dit, la confiance se réduit, surtout quand d'autres continuent de faire le boulot", a ajouté Emmanuel Macron. Avant de prendre en exemple TikTok, qui "n'est pas là autour de la table parce qu'on doit clarifier des statuts, mais ils en ont déjà 687 (modérateurs)." "Je le dis pour créer de la compétition, de la bonne compétition", a poursuivi le président.

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Parmi les entreprises représentées vendredi après-midi à l'Élysée figuraient X, Amazon, Dailymotion, Microsoft, OpenAI ou encore Qwant. Mais ni Meta, maison mère de Facebook et Instagram, ni Google, dont YouTube est un des services principaux. 

T.G.

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