"Humiliée", Raquel Garrido estime que "La France insoumise peut se passer de Mélenchon"

LCI - 08/11
[VIDÉO] - Sanctionnée par la direction du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, Raquel Garrido se dit "humiliée", ce mercredi matin dans les colonnes du "Parisien". "Je suis sanctionnée pour lèse-majesté envers Jean-Luc Mélenchon", estime la députée, qui pense que le mouvement "peut se passer" de son leader.

Sanctionnée par la direction du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, Raquel Garrido se dit "humiliée", ce mercredi matin dans les colonnes du "Parisien".
"Je suis sanctionnée pour lèse-majesté envers Jean-Luc Mélenchon", estime la députée, qui pense que le mouvement "peut se passer" de son leader.

La direction de La France insoumise à l'Assemblée nationale a-t-elle voulu sanctionner une prise de parole un peu trop libre et critique ? Mardi 7 novembre, la députée Raquel Garrido a révélé avoir été sanctionnée par les instances de son groupe : pendant quatre mois elle ne pourra plus être oratrice au nom de LFI dans les travaux parlementaires ni poser de question lors des Questions au gouvernement. "C’est une sanction très sévère, qui est humiliante", reconnaît-elle ce mercredi dans les colonnes du Parisien, avouant avoir "le cœur brisé" et être victime de "justice expéditive". 

Si officiellement, il lui est reproché d'avoir nui "au bon fonctionnement collectif du groupe parlementaire" par "la diffusion de fausses informations dans la presse" ou "la mise en cause et le dénigrement ad hominem de plusieurs membres du groupe", notamment Danièle Obono et ses propos sur le Hamas, Raquel Garrido assure être sanctionnée pour "lèse-majesté envers Jean-Luc Mélenchon". "Or, la France Insoumise c’est un programme, pas un homme. On ne pourrait donc être Insoumis que si l’on est d’accord avec Jean-Luc Mélenchon ? Non. Il faut revoir notre stratégie", ajoute-t-elle.

Notre ADN est d’être un parti programme, pas un parti personnel.

Raquel Garrido

Cette ancienne très proche de Jean-Luc Mélenchon, qui a lancé le Parti de gauche avec lui, estime que LFI doit apprendre à vivre sans son leader et qu'il lui survivra. "La France insoumise peut se passer de Mélenchon. (...) Notre ADN est d’être un parti programme, pas un parti personnel. Le candidat peut changer, partir à la retraite, changer de rôle. Un départ de Mélenchon ne mettrait pas en cause notre mouvement." "Il y a un noyau, satisfait de lui-même, autour de Jean-Luc Mélenchon qui ne cherche pas à fédérer", regrette-t-elle.

Lire aussi

Aussi, comme beaucoup de "frondeurs" insoumis ou de personnalités de gauche mardi, elle a redit que la durée de sa sanction, identique à celle dont avait écopé Adrien Quatennens, condamné pour violences conjugales et suspendu de toutes les activités du groupe pendant quatre mois, était "une infamie supplémentaire". 

J.F

Sur lemême thème

  • #Assemblée nationale
  • #La France insoumise
  • #Jean-Luc Mélenchon
  • #Adrien Quatennens
Voir plus

ToutTF1 Info

Les + lusDernière minuteTendance
  • 1
    EN DIRECT - Guerre Israël-Hamas : le ministre de la Défense israélien annonce que ses troupes sont "au cœur de Gaza-ville"
  • 2
    Dordogne : sa maison est squattée, elle installe un campement de fortune au fond de son propre jardin
  • 3
    AC Milan-PSG (2-1) : Olivier Giroud punit Paris, qui perd la tête de son groupe
  • 4
    Disparition d'Émile : de nouvelles perqui...
    [Courte citation de 8% de l'article original]
Loading...