« Si les signataires persistent, plus un euro ! », assurait à l’AFP début octobre le vice-président de la région Île-de-France en charge des sports, Patrick Karam, après la réception du président de la Fédération française de basketball (FFBB) Jean-Pierre Suitat pour évoquer la question du port du hijab. Car, alors que la Fédé de basket s’est alignée sur celle de foot en début d’année et a durci son attitude quant aux femmes voilées sur les terrains, le débat continue d’agiter le monde du sport amateur.
Un courrier signé par 69 clubs de basket majoritairement franciliens (sur les 3.800 dénombrés en France), est parvenu à la FFBB il y a un mois, demandant l’abrogation de l’article du règlement de la Fédé qui interdit le port des équipements « à connotation politique et religieuse », et empêche ainsi les joueuses portant le hijab de participer aux compétitions nationales et amateures.
Opposée à cette abrogation, la présidence de la Fédération a demandé le soutien de la région Île-de-France qui a promis de couper les subventions aux clubs franciliens qui ne respecteraient pas ce point de règlement. Pourquoi le débat provoque-t-il de telles tensions ? Pourrait-il contaminer les autres sports et créer des scissions au sein des instances ?